Le PSG et Mbappé, ce n'est pas terminé ! Le club parisien a reçu la visite d'un huissier, ce vendredi, qui a déposé à son siège un commandement de payer ce qu'il doit encore au Français.
Le bras de fer entre Kylian Mbappé et le Paris Saint-Germain est loin d’être clos. Ce vendredi, le club parisien a reçu la visite d’un huissier à son siège, chargé de lui signifier un commandement de payer les sommes restant dues à l’attaquant. En cause : près de six millions d’euros encore impayés dans le litige qui oppose les deux parties depuis le départ libre du joueur à l’été 2024.
Fin décembre 2025, le conseil de prud’hommes de Paris avait condamné le PSG à verser un total de 60,9 millions d’euros à son ancien joueur. Cette somme comprenait 55 M€ de salaires et primes impayés, auxquels s’ajoutaient environ 5,9 M€ correspondant aux congés payés et aux intérêts. Le jugement avait été assorti de l’exécution provisoire. Si le club s’est bien acquitté des 55 M€, il n’a en revanche pas réglé le solde.
Le PSG dispose désormais de huit jours pour s’exécuter. À défaut, les avocats de Mbappé pourront procéder à une saisie directement sur les comptes du club. Dans sa décision, le conseil des prud’hommes, qui a par ailleurs rejeté l’ensemble des demandes formulées par le PSG, avait fixé le salaire brut mensuel de référence du joueur à 11,8 M€. Mbappé devait ainsi percevoir 36,6 M€ brut au titre du rappel de la troisième échéance de sa prime de signature, 3,6 M€ de congés payés afférents, 17,2 M€ de rappels de salaires pour les mois d’avril, mai et juin 2024, 1,7 M€ de congés payés sur cette période, 1,5 M€ correspondant à la prime d’éthique sur les mêmes mois, ainsi que 150 000 € de congés payés associés. S’y ajoutent 5 000 € de frais de procédure.
Le PSG peut faire appel
Le PSG peut encore faire appel de cette décision jusqu’au 19 février. Au lendemain du jugement, cette option ne semblait toutefois pas privilégiée par le club, qui indiquait dans un communiqué « s’en réserver le droit », tout en affirmant vouloir « se tourner vers l’avenir, fondé sur l’unité et la réussite collective ». Cette posture n’exonère cependant pas le PSG de son obligation de paiement immédiat, en raison de l’exécution provisoire.
Il s’agit par ailleurs de la deuxième instance à donner raison à Kylian Mbappé, après la décision rendue le 25 octobre 2024 par la commission paritaire des recours de la Ligue de Football Professionnel. Une mesure symbolique avait également été prononcée : le PSG devait publier l’intégralité du jugement pendant un mois sur la page d’accueil de son site officiel, ce qui n’avait toujours pas été fait ce vendredi. Affaire à suivre.