
Chahutée par la Slovaquie (1-1), l’équipe de France n’a pas le droit à l’erreur ce dimanche. Sinon, il faudra jouer un barrage de maintien…
Les Bleus se sont réveillés ce dimanche matin en bord de Manche avec une petite gueule de bois. Le partage des points samedi face à une Slovaquie pourtant faiblarde sur le papier n’était pas prévu. Ils se sont aussi réveillés avec la perspective d’un déplacement sympathique au Canada, en septembre. A Vancouver, les Canadiens ont battu le Brésil au match décisif. C’est Lionel Draxl qui a libéré les siens.
Dans le 'Chaudron' du Portel – où l’équipe locale de basket n’a pas remporté le moindre match cette année - , ce 'Qualifier' va débuter à 13h30 avec le double. Alignés pour la troisième fois ensemble, Pierre-Hugues Herbert et Benjamin Bonzi devront écarter une équipe peu référencée: Lukas Klein et Milos Karol, deux grands gabarits.
Quoiqu’il arrive, le match des numéros 1 comptera. Laborieux face à Norbert Gombos (7-6, 7-6), Arthur Rinderknech s’attaquera à Alex Molcan. Virevoltant face à Alexandre Müller, le gaucher slovaque a montré qu’il valait bien mieux que son 200e rang mondial. D’ailleurs, il a été 38e en 2022. Si jamais il y a 2-2, Paul-Henri Mathieu pourrait sortir du banc Quentin Halys. Le joueur du Blanc-Mesnil a déjà connu une sélection il y a deux ans à Taïwan. Et il compte sept victoires en 2026.
Mathieu: "Le classement ne veut pas dire grand-chose"
Le capitaine tricolore s’attend à un dimanche compliqué: "On sait que les rencontres de Coupe Davis sont toujours spéciales. Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises: le classement ne veut pas dire grand-chose, même quand on est largement favori sur le papier. On l’a encore vu avec les résultats des autres rencontres: il y a eu quelques surprises, des joueurs bien moins bien classés qui ont battu des adversaires du top 100. En Coupe Davis, il y a toujours cette dimension émotionnelle — jouer à la maison, avec l’envie, l’excitation, mais aussi la tension. Tout cela peut niveler les valeurs. Je m’attendais donc à un samedi difficile. On aurait évidemment préféré mener 2‑0, mais à 1‑1 ce soir, la balle est au centre. Il reste deux points à aller chercher demain, et ils seront durs à obtenir. Mais on a les joueurs capables de se transcender pour le faire."
En cas de catastrophe, les Bleus devraient jouer un barrage de maintien contre des petits pays. Et il y aurait une chance sur douze de jouer… Monaco. Une nouvelle 'cousinade', entre Rinderknech et Vacherot, ne ferait rire personne au Portel…