Roman Burruchaga a vécu l’impensable : à la veille de sa demi-finale à Rosario, l'Argentin a reçu des messages de parieurs lui ordonnant de perdre, accompagnés d’une photo d’arme à feu. © commons.wikimedia.org/wiki/File:Road_2_Australia_-_Navone_V_Burruchaga_Final_-_BugWarp_056.jpg
Le Challenger de Rosario traverse une semaine cauchemardesque, marquée par des dérives inquiétantes liées aux paris sportifs.
Après Nikolas Sanchez Izquierdo, visé en début de tournoi par des menaces par messages et appels téléphoniques, le finaliste Roman Burruchaga a à son tour été la cible d’un épisode similaire.
Selon les révélations du journaliste Sebastian Torok, le 118e mondial a reçu plusieurs messages sur WhatsApp avant sa demi-finale face à Chun-Hsin Tseng.
« On a assez de flingues pour te faire taire, toi et ta famille »
Des parieurs ont tenté de contraindre le joueur à s’incliner volontairement face au Taïwanais, accompagnant leur demande de menaces explicites à l’encontre de Burruchaga et de sa famille.
L’un des messages reçus était sans équivoque : « Sale fils de pute, aujourd’hui tu dois perdre contre le Chinois ». Un autre allait encore plus loin : « On a assez de flingues pour te faire, toi et ta famille. Ne fais pas le malin. Exécute bien, perds sans gagner un set et tout s’arrêtera là. Sinon, je te promets que tu ne sortiras pas de Rosario. »
Ces messages contenaient également des informations personnelles concernant ses proches, ainsi qu’une photo d’une arme à feu.
Burruchaga a finalement remporté ce match 6-3, 6-3 et disputera la finale du tournoi face à son compatriote Camilo Ugo Carabelli. Face à ces menaces, les organisateurs ont décidé de lui assurer une protection rapprochée.
Dernière modification le 08/02/2026 à 21h36