
La Fédération française de golf a annoncé vendredi avoir subi une cyber-attaque. Une plainte a été déposée. Des grands patrons pourraient figurer parmi les victimes.
La fédération française de golf (FFG) a annoncé vendredi avoir été victime d'une cyber-attaque entraînant le vol de "certaines données" de ses adhérents, un acte de malveillance pour lequel elle dit avoir porté plainte. La FFG vient s'ajouter à une liste de plusieurs fédérations ayant été victimes de piratage ces dernières semaines, la dernière en date ayant visé il y a une dizaine de jours, la Fédération française de tennis (FFT) qui compte 1,2 millions de licenciés.
La FFG, qui compte elle près de 450.000 adhérents, ne précise pas combien de personnes sont concernées par cette attaque, assurant dans un communiqué qu'une "plainte a (...) été déposée". "Nous avons identifié un accès non autorisé à l'un de nos systèmes informatiques, ayant entraîné l'extraction de certaines données personnelles", explique-telle, précisant qu'aucune "donnée bancaire ni mot de passe n'est concerné par cet incident". "Nous regrettons sincèrement cet incident et comprenons les inquiétudes qu'il peut susciter", poursuit la FFG, assurant "tout mettre en oeuvre pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise".
Plusieurs fédérations attaquées
Selon un compte X, spécialisé dans la sécurité informatique, certains grands patrons feraient partie des victimes de cette cyber-attaque, ce que n'a ni confirmé ni infirmé la FFG, jointe par l'AFP. "Les personnalités, qui sont attentives à ce sujet demandent expressément à ce que leurs données personnelles ne figurent pas dans le fichier", a assuré le directeur technique national (DTN) de la FFG Christophe Muniesa. "On n'a pas de liste exhaustive de personnalités qui jouent au golf et qui auraient été victimes de fuites", a-t-il dit.
"On a vérifié sur un échantillon, et il s'avère que les joueurs de golf que l'on peut qualifier de personnalités, dans leur immense majorité, ne font pas figurer leurs données personnelles", a expliqué le DTN. "Nous avons également un dispositif "liste rouge" qui permet à tous les licenciés qui le souhaitent, d'être totalement anonymisé", a précisé Christophe Muniesa. Fin octobre 2025, la Fédération française de tir (FFTir) avait annoncé avoir été victime d'une cyber-attaque, suivie près d'un mois plus tard par son homologue de football (FFF).