
Le geste de Hossam Hassan adressé à François Letexier a intrigué tout le monde. Il cachait en réalité un message bien précis.
L’élimination de l’Égypte face à l’Argentine (3-2) en huitième de finale de la Coupe du monde continue de provoquer une immense onde de choc. Les Pharaons menaient pourtant 2-0 jusqu’à la 79e minute avant de s’effondrer dans un final complètement fou. Mais au-delà de la remontée argentine, c’est surtout l’arbitrage de François Letexier qui cristallise la colère. Une image a particulièrement marqué les esprits : celle de Hossam Hassan réalisant un geste inhabituel en direction de l’arbitre français au moment du troisième but de l’Albiceleste.
Ce que signifiait réellement le geste de Hossam Hassan
Au premier regard, beaucoup ont cru à un simple geste de frustration. En réalité, le sélectionneur égyptien utilisait un signe officiellement instauré par la FIFA en septembre 2024. Les bras croisés au-dessus de la tête correspondent au signal permettant d’alerter l’arbitre d’un acte de racisme ou de discrimination sur le terrain.
Hossam Hassan a choisi de détourner ce symbole pour exprimer son sentiment d’injustice après la décision de François Letexier de laisser jouer sur la chute de Mohamed Salah dans la surface, à la 91e minute, sans consulter l’assistance vidéo. Quelques secondes plus tard, l’Argentine inscrivait le but de la qualification. Un geste fort, destiné à dénoncer ce que le technicien égyptien considérait comme une décision incompréhensible.
La colère explose en Égypte
Cette frustration est largement partagée dans le pays. Buteur pendant la rencontre, Mostafa Ziko a accusé l’arbitre d’avoir été « orienté dès le début du match » et estimé qu’il « ne pouvait pas permettre à l’Argentine de perdre par deux buts ». Le joueur est allé jusqu’à affirmer que « l’arbitre a détruit le rêve de tout un peuple et tous nos efforts », concluant son message par un sobre : « Dieu nous suffit et Il est le meilleur garant. »
L’ancien international Mohamed Aboutrika s’est montré tout aussi sévère. Selon lui, Letexier « n’a pas été juste » avec l’Égypte et « a subi la pression des Argentins ». Il estime que le troisième but de l’Albiceleste aurait dû être précédé d’un penalty évident sur Mohamed Salah. Ahmed Elmohamady partage d’ailleurs cette analyse. S’il comprend l’annulation du but de Ziko pour une faute préalable sur Lisandro Martinez, il juge incohérent que le même principe n’ait pas été appliqué sur l’action précédant le troisième but argentin.
L’Égypte aura sans doute besoin de temps pour digérer cette élimination. Si l’immense talent de Lionel Messi et de l’Argentine n’est contesté par personne, les décisions arbitrales de François Letexier resteront au cœur des débats pendant de longues semaines. Le geste de Hossam Hassan est déjà devenu le symbole d’un sentiment d’injustice qui dépasse largement le simple résultat sportif.