À la question de savoir s'il accepterait de prendre les rênes des Fennecs à l'avenir, Samir Nasri se dit prêt !
Depuis qu’il a troqué ses crampons pour le micro de consultant sur Canal+, Samir Nasri s’est imposé comme une voix qui compte, brute et sans langue de bois. Invité récemment dans le podcast de kmelofficial sur YouTube, l’ancien minot de Marseille a fendu l’armure pour évoquer son rapport intime avec l’Algérie, le pays de ses parents, tout en envoyant un message fort aux futures générations de binationaux.
À la question de savoir s’il accepterait de prendre les rênes des Fennecs à l’avenir, sa réponse a été immédiate et passionnée.
L’ancien milieu de terrain d’Arsenal et de Manchester City a expliqué à quel point sa vision des choses avait mûri avec le temps et l’éloignement des terrains : « J’y vais en courant ! Pourquoi ? Parce que ce n’est pas pareil, mon rapport vis-à-vis de l’Algérie a changé. Quand j’étais jeune, toute ma famille était là [en France], je ne voyageais pas en Algérie. Une fois que tu connais ton pays et que tu vois des racines, l’approche est différente. Le rapport est différent. »
Un conseil piquant aux jeunes binationaux
Fort de sa propre expérience sous le maillot de l’équipe de France (41 sélections), marquée par des relations tumultueuses avec les médias et les instances, Nasri a tenu à mettre en garde et à conseiller les binationaux qui hésitent encore entre les Bleus et leur pays d’origine :
« Si je dois donner un conseil à un jeune joueur qui hésite entre la France et son pays d’origine, je lui dis de se servir de notre exemple. On n’a, peut-être, pas été appréciés à notre juste valeur [en France], peut-être que dans le pays de tes ancêtres, ça sera différent. »
Cette sortie, qui fait écho aux trajectoires de sa génération (comme Karim Benzema ou Hatem Ben Arfa), résonne tout particulièrement aujourd’hui, alors que de plus en plus de jeunes talents formés dans l’Hexagone font le choix très précoce de représenter les nations africaines.