Détendu et sûr de sa force, le coach parisien a balayé tous les sujets de la finale et fixé un cap qui dépasse largement Budapest.
Quelques heures avant de retrouver Arsenal, Luis Enrique a posé le décor depuis la salle de presse de la Puskas Arena. Détendu, le technicien espagnol a balayé les grands thèmes de cette finale avec la sérénité d’un homme qui sait où il emmène son groupe. Et au fil de ses réponses, une conviction est revenue sans cesse : le PSG n’est pas venu à Budapest pour se contenter de participer.
Luis Enrique croit aveuglément en son PSG
Interrogé sur le choc des styles, le coach parisien a d’abord nuancé l’idée de deux philosophies opposées. « Plus que différentes, ce sont surtout des structures différentes », a-t-il expliqué, rappelant qu’Arsenal marque beaucoup quand Paris défend très bien, deux routes distinctes vers un même sommet. Le respect, lui, a été total à l’égard de Mikel Arteta. « Cette année, ils ont mérité de gagner la Premier League, ils ont été les plus constants », a salué Luis Enrique, qui a souligné le travail de fond accompli en sept saisons par son homologue.
L’Espagnol a ensuite savouré le chemin parcouru. Il a confié avoir préféré la victoire 5-4 contre le Bayern à la manche retour, tout en assumant avoir aimé l’intégralité du parcours européen parisien. « On a montré quel type d’équipe nous sommes », a-t-il insisté, évoquant une domination ponctuée d’une souffrance qu’il a jugée nécessaire. Atteindre une deuxième finale consécutive, a-t-il rappelé, reste un exploit rare. Et quand un journaliste l’a interrogé sur un éventuel favori, il n’a pas fui la question : il a reconnu en voir un, sans détour, tout en réclamant d’être présent le jour J.
« On verra demain qui est le meilleur »
La veille, Mikel Arteta avait lancé que son équipe serait « de toute façon championne d’Europe samedi ». La réplique de Luis Enrique a été tout en retenue. « Il n’y a pas de meilleure motivation que de jouer une finale de C1 », a-t-il rétorqué, avant de renvoyer le débat sur la pelouse : « On verra demain, après le match, qui est le meilleur. » Puis est venue la question de la dynastie, ce statut que le PSG décrocherait en cas de succès. « Dès mon arrivée au club, c’était notre objectif, ça faisait partie du plan », a-t-il rappelé, persuadé d’avoir mérité chaque trophée glané.
Restait la part d’émotion, celle qu’un entraîneur aguerri n’oublie jamais. Luis Enrique a appelé les siens à savourer l’instant, conscient qu’une telle affiche ne se présente pas tous les ans. « Gagner sa première Ligue des champions, c’est puissant. Mais défendre son titre l’est tout autant », a-t-il glissé. Le reste attendra. Pour lui, une seule échéance compte vraiment : « L’avenir, c’est la finale de demain. »