Coup de tonnerre. Président du PSG depuis 2011, Nasser al-Khelaifi pourrait quitter le club parisien pour une autre fonction selon les différents échos.
Patron du PSG depuis 2011 et figure incontournable des instances du football européen, Nasser al-Khelaïfi est cité avec insistance parmi les potentiels candidats à la présidence de la FIFA. Soutenu par plusieurs fédérations européennes, le dirigeant qatari pourrait être poussé à défier Gianni Infantino lors de l’élection de 2027. Mais, à ce stade, cette hypothèse reste encore très théorique.
Alors qu’il défend un Mondial toujours plus ouvert aux nations émergentes, Gianni Infantino est aujourd’hui la cible de nombreuses critiques. L’instance dirigeante a été secouée par plusieurs polémiques durant le tournoi : la désignation d’un arbitre somalien finalement exclu avant même le coup d’envoi de la compétition, le déménagement en urgence du camp de base de l’Iran vers le Mexique, la suspension de Folarin Balogun annulée après un coup de fil de Donald Trump, ou encore les critiques liées à l’empreinte carbone des nombreux déplacements en jet privé du président de la FIFA. Sans oublier les importants dispositifs de sécurité, dignes d’un chef d’État, exigés par le Suisse lors de ses déplacements aux États-Unis.
Ces controverses ont considérablement terni l’image de Gianni Infantino, même si elles ne semblent pas compromettre ses ambitions. Soutenu par de nombreuses fédérations africaines et asiatiques, le dirigeant helvétique apparaît déjà comme le grand favori pour décrocher un quatrième mandat en 2027. Pourtant, en coulisses, l’Europe chercherait activement un candidat capable de mettre fin à son règne.
L’Europe pousse la candidature de Nasser al-Khelaïfi
Selon talkSPORT, le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, n’envisagerait pas de briguer la présidence de la FIFA. Le Slovène souhaiterait plutôt poursuivre son travail à la tête de l’instance européenne. En revanche, plusieurs fédérations verraient d’un très bon œil une candidature de Nasser al-Khelaïfi face à Gianni Infantino. Le président du Legia Varsovie, Dariusz Mioduski, constituerait également une alternative si le dirigeant qatari décidait finalement de ne pas se lancer.
À la tête du Paris Saint-Germain depuis l’arrivée de QSI en 2011, Nasser al-Khelaïfi s’est imposé comme l’un des dirigeants les plus influents du football mondial. Président de l’Association européenne des clubs (ECA) depuis 2021, il cumule également plusieurs responsabilités, notamment chez beIN Sports, au sein de la fédération qatarienne de tennis et de Qatar Sports Investments.
Une éventuelle candidature à la présidence de la FIFA l’obligerait toutefois à abandonner certaines de ces fonctions. Mais, toujours selon talkSPORT, le patron des doubles champions d’Europe parisiens ne considère pas, pour le moment, cette perspective comme une priorité. Le dossier reste donc ouvert, même si l’Europe semble déjà avoir trouvé le profil idéal pour tenter de faire vaciller Gianni Infantino.