En finale de la Coupe d'Allemagne ce samedi, le Bayern a écrasé Stuttgart 3-0. Et derrière ce succès, il y a un homme, un seul, et ses chiffres donnent le vertige.
Stuttgart n’avait pas grand-chose à faire ce samedi face à un Bayern Munich en état de grâce. Mais au-delà du score sans appel de la finale de la Coupe d’Allemagne, c’est l’identité du bourreau qui a volé la vedette. Celui qui a tout fait, qui a porté le club bavarois vers un nouveau trophée après la Bundesliga déjà remportée, c’est lui. Trente-deux ans, une saison de légende, et une capacité à performer dans les grands moments qui commence sérieusement à dépasser l’entendement.
Harry Kane inarrêtable : 66 buts, soulier d’or et Ballon d’or en vue
Harry Kane a signé un triplé historique : 55e, 80e, et 92e minute sur penalty. Son douzième hat-trick depuis son arrivée en Allemagne, et surtout son 66e but de la saison toutes compétitions confondues, Bayern Munich et sélection anglaise combinés. Un chiffre sidérant, d’autant que la campagne n’est peut-être pas terminée : la Coupe du monde pointe à l’horizon, et Kane sera évidemment de la partie. À titre de comparaison, il devance Erling Haaland de 18 points au classement du soulier d’or européen, avec un total de 72 unités. La course est pliée, le trophée individuel est dans la poche.
Dans l’ombre de Kane, Michael Olise a livré une nouvelle démonstration de son génie. Le Français a délivré la passe décisive sur le premier but et termine la saison avec un bilan stratosphérique : meilleur passeur de Bundesliga, meilleur passeur de Ligue des champions, meilleur passeur européen toutes compétitions confondues. En ajoutant ses 24 buts et 28 passes décisives au compteur global, Olise s’impose comme l’un des meilleurs joueurs du monde dans son registre. Le duo Kane-Olise a tout simplement tout écrasé cette saison.
Pour le Ballon d’or, Kane part désormais avec une longueur d’avance significative. Triplé en finale de Coupe nationale, doublé Bundesliga-Coupe d’Allemagne, 66 buts en une saison, soulier d’or européen : difficile d’imaginer un dossier plus solide. À 32 ans, l’Anglais est au sommet absolu de son art. Les vacances sont méritées. Mais elles seront courtes.