
Il faudra davantage qu’un sursaut d’orgueil pour faire une croix sur une saison ratée dans ses grandes largeurs. Dimanche, l’Olympique de Marseille s’est replacé pour une hypothétique qualification européenne en s’imposant au Stade Océane contre Le Havre (1-0).
Un succès sans brio qui n’a pas atténué l’esprit revanchard d’Habib Beye. Après la rencontre, le technicien sénégalais s’est présenté en conférence de presse pour faire une longue tirade sur sa personne, estimant être victime d’un acharnement sur le plan médiatique.
« J’ai arrêté l’entraînement qui était sur la grosse séance de la semaine. Deux minutes trente avant la fin. Pas du tout à cause d’une perte de balle de Mason Greenwood, a lancé l’entraîneur marseillais. J’ai estimé à ce moment-là que ça ne servait pas à grand-chose d’aller plus loin dans l’entraînement. Un coach doit ressentir les choses. Quand la qualité de l’entraînement baisse, l’objectif n’est pas de se dire qu’on va continuer pendant trois minutes si on estime que ce n’est pas l’idée de continuer », a-t-il commencé, avant de développer son propos. « Ce qui me dérange, ce n’est pas ce qui est dit. Ce sont les mensonges vis-à-vis de moi et de ma personne ».
Beye, un discours auto-centré
L’entraîneur de l’OM a ramené le traitement médiatique du club à son cas personnel. « On va être très clairs maintenant. Aujourd’hui, ce sont des mensonges qui sont mis sur la place publique vis-à-vis d’Habib Beye. Ce n’est pas l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. Je vais vous dire, quand je le lis, il n’y a pas marqué Habib Beye, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. Il y a marqué Habib Beye. Quand je regarde tous les autres coaches, je lis bien. Il y a marqué Bruno Genesio, l’entraîneur de Lille. Il y a marqué Franck Haise, l’entraîneur de Rennes. Moi, il y a marqué Habib Beye… ».