Luis Enrique n’a pas apprécié les critiques contre PSG-Bayern. Avant Lorient, l’entraîneur parisien a répondu sans détour.
Ce vendredi, à cinq jours de la demi-finale retour à l’Allianz Arena, Luis Enrique avait visiblement encore quelque chose à régler. La question était prévisible : que pensait-il des voix qui avaient critiqué le 5-4 contre le Bayern, ce match aux neuf buts salué par la quasi-totalité de la presse européenne comme l’un des plus grands de l’histoire de la Ligue des champions, mais descendu par quelques consultants pour son manque de structure défensive ? La réponse, elle, ne l’était pas.
Luis Enrique clashe les critiques du PSG-Bayern
Le coach espagnol a été direct, presque joueur : « C’est comme la vie, il y a des avis partout. Je pense que ce n’est pas important de respecter toutes les opinions, parce que si c’est une opinion de merde, tu n’es pas obligé de la respecter. » Il a conclu avec ce qui ressemble à un vote populaire : « La majorité a profité du match, c’est le plus important. » Une manière d’écarter d’un revers de main ceux qui ont parlé de « symbole de l’époque TikTok » ou de « baby foot », sans les citer, mais en rendant le message parfaitement lisible.
Les cibles ne sont pas difficiles à identifier. Frédéric Hermel, sur RMC, avait été le plus virulent : « Ce n’est pas du foot tel que je l’aime. Zéro tactique. On n’a vu aucun entraîneur sur le terrain. » Diego Simeone, de son côté, avait lâché avec son ironie habituelle : « Quand un match finit 5-4, tout le monde dit quel beau match. Moi je dis : ils nous ont marqué cinq buts. » Seedorf et d’autres avaient pointé des défenses en bois. Des voix respectables, mais largement minoritaires dans le concert d’éloges qui a suivi cette soirée.
Un match qui l’a marqué
Luis Enrique a aussi reconnu la dimension émotionnelle de la soirée, avec une formule intéressante : « Au niveau de l’émotion, tu es plus fatigué par ce que tu ne peux pas contrôler. » Avant d’ajouter, pour relativiser sur le plan tactique : « PSG et Bayern, c’est les deux meilleures équipes en défense avec Arsenal cette saison. Ce n’était pas un échec défensif, c’était un match différent. » Une mise au point sobre, qui nuance le récit du chaos.
Ceux qui n’ont pas aimé le 5-4 ont le droit à leur opinion. Luis Enrique a simplement précisé ce qu’il pensait de certaines d’entre elles. Mardi à Munich, le football répondra à sa place.