
Le Racing Club de Strasbourg s'est incliné à Madrid dans sa première manche contre le Rayo Vallecano, ce jeudi, en demi-finale aller de la Ligue Conference (0-1).
Un vent de fête soufflait sur le Campo de fútbol de Vallecas, à Madrid, pour le premier round de cette double-confrontation entre le Rayo Vallecano et le Racing Club de Strasbourg. Treizième club français de l’histoire à atteindre les demi-finales d’une coupe d’Europe, le Racing se frottait à un adversaire qui écrit également le chapitre le plus glorieux de son livre.
Le soleil de la capitale espagnole et l’ambiance bon enfant on vite laissé place à une électricité inhérente à l’enjeu. Privé de Barco et Doué en plus de Panichelli au coup d’envoi, le Racing ne s’attendait pas à une partie de plaisir dans ce stade atypique. Il n’en a rien été. Cette rencontre a même eu des allures de traquenard.
Les hommes de Gary’Oeil ont tenté de confisquer le ballon avec un pressing intense et un bloc haut, mais le Rayo Vallecano a été coriace en fermant les espaces tout se montrant menaçant à la récupération sur des projections rapides. Un scénario qui n’a favorisé aucune des deux équipes dans un premier acte tendu et haché.
Strasbourg en difficulté
Chilwell a bien tenté sa chance sur une tentative à longue distance, symbole de l’impuissance des Strasbourgeois a percer le bloc espagnol. Les Madrilènes ont répondu eux aussi sur des frappes lointaines, comme Akhomach (18e) ou Chavarria après un contre dangereux (25e), sans plus de réussite.
Il a fallu attendre le début de la seconde période pour voir la situation se débloquer. Les locaux ont pris l’avantage grâce Alemao, à la réception d’un corner de Palazon (1-0, 54e). Ce but a coupé les jambes des Strasbourgeois, en manque d’idées pour générer de l’espace dans le camp madrilène, malgré une tentative de révolte assez désordonnée. C’est bien le Rayo qui a géré son avance intelligemment jusqu’au coup de sifflet final. Tout se jouera à la Meinau pour les Strasbourgeois, prêts à enivrer leurs supporters comme au tour précédent pour continuer à rêver.