L'arbitre somalien Omar Artan recevra l'intégralité de son salaire de la FIFA malgré son impossibilité d'officier lors de la Coupe du Monde.
Âgé de 34 ans, il s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis après un interrogatoire de 11 heures par les services d’immigration à l’aéroport international de Miami.
Dans un geste significatif de soutien, selon BBC Sport, la FIFA a confirmé qu’Artan recevra l’intégralité de ses honoraires pour le tournoi, même s’il ne peut pas arbitrer. Si les arbitres sont généralement payés après la fin de la Coupe du Monde, l’instance dirigeante du football mondial a pris des mesures pour que l’arbitre somalien ne soit pas pénalisé financièrement pour les difficultés de voyage qui ont mis fin prématurément à son rêve.
Artan était arrivé en Floride avec l’espoir de représenter son pays sur la plus grande scène du football mondial. Cependant, son voyage a été brutalement interrompu lorsque les autorités américaines ont refusé son passeport diplomatique et son visa à entrée unique, entraînant son expulsion immédiate. Malgré ces circonstances malheureuses, les responsables de la FIFA ont apporté leur aide à l’arbitre lors de son transit à Istanbul avant son retour à Mogadiscio.
Interrogatoire et allégations de terrorisme
Les détails de l’exclusion d’Artan ont suscité de vives discussions au sein de la communauté du football. Les autorités américaines ont affirmé qu’Artan s’était vu refuser l’entrée en raison d’une prétendue « association avec des membres présumés d’organisations terroristes ». Au cours d’une épreuve de 11 heures à l’aéroport, les agents des douanes l’ont interrogé sur d’éventuels liens avec le groupe militant Al-Shabab.
Artan a nié catégoriquement tout lien de ce genre et a exprimé sa profonde déception face à cette situation. « J’avais tous les papiers en règle. J’avais le bon visa », a-t-il expliqué. « Je suis simplement un arbitre qui essaie de réaliser son rêve, le plus grand rêve de ma vie : assister à la Coupe du monde.»