Après la claque à Lorient, Beye a agité la menace des jeunes. Dimanche face à Nice, certains minots pourraient bien avoir leur chance au Vélodrome.
L’OM a pris une gifle à Lorient. Deux buts encaissés, une équipe sans âme, et un Habib Beye en colère noire en zone mixte. Le coach marseillais n’a pas mâché ses mots après cette quatrième défaite en Ligue 1 sous sa houlette : si les pros n’ont pas la faim nécessaire pour aller chercher la Ligue des champions, il est prêt à leur préférer des jeunes du centre de formation. Une menace claire, qui a immédiatement fait réagir les supporters et alimenté les spéculations pour le choc de dimanche soir contre Nice au Vélodrome.
Trois jeunes du centre de formation candidats à une place de titulaire
Beye avait déjà franchi le pas avant Lorient en appelant trois minots dans le groupe professionnel pour la première fois. Ugo Lamare El Kadmiri, 18 ans, attaquant polyvalent, est même entré en jeu à Lorient. Hilan Hamzaoui Slimani, 20 ans, défenseur, et Nouhoum Kamissoko, 21 ans, milieu, complètent ce trio. Le nom de Tochukwu Nnadi circule également, lui qui a déjà tapé dans l’œil du staff. Ce sont eux que Beye a en tête quand il parle de joueurs qui « ont encore faim de bien finir la saison ».
La phrase de Beye après Lorient résume tout : « Si on doit aller sur les quatre derniers matchs avec des jeunes, on le fera. Si ça ne nous met pas un électrochoc, c’est qu’on n’est pas fait pour la Ligue des champions. » Un message destiné aux cadres, une mise sous pression publique assumée. Le coach a ajouté qu’il évaluerait la situation pendant la semaine de préparation. Depuis, il a certes adouci le ton lundi lors d’une session de « positive attitude » à la Commanderie, mais le contexte ne lui laisse guère d’autre choix que de secouer son groupe.
Un contexte qui complique tout
La décision sera aussi dictée par les blessés. Igor Paixao est forfait pour deux semaines après sa sortie à la pause à Lorient. Amine Gouiri est incertain, lui aussi touché musculairement. L’attaque marseillaise claudique, Beye compte sur un Mason Greenwood à 100 % pour compenser. Dans ce contexte, faire confiance à un ou deux minots n’est plus seulement une menace : c’est potentiellement une nécessité.
Bluff ou réalité ? On le saura dimanche soir. Mais la semaine de préparation a clairement été placée sous le signe de la concurrence. Les minots ont une fenêtre, et ils le savent.