Le coach olympien Habib Beye perd pied et s’en prend au staff médical. Une fin de saison chaotique à Marseille.
L’OM vit l’une des fins de saison les plus chaotiques de son histoire récente. Après la défaite humiliante 0-2 à Lorient samedi soir, l’équipe est retombée à la 6e place de Ligue 1, loin du podium promis. Medhi Benatia a explosé en zone mixte, dénonçant une absence totale de combativité et de réaction dans le vestiaire. Habib Beye, arrivé en février pour redresser la barre, affiche lui aussi une colère froide. Le coach franco-sénégalais, qui devait hisser l’OM sur le podium et en Coupe de France, voit son groupe s’effondrer physiquement et mentalement à quatre journées de la fin.
Beye désigne le staff médical
C’est dans ce contexte que Beye désigne désormais le staff médical comme responsable, ou du moins en partie, de la situation. Selon une information de L’Équipe, « les alertes musculaires sont nombreuses et le dialogue avec le secteur médical n’est pas fluide ». Le technicien pointe ainsi une coordination défaillante qui freine ses plans de travail intensif. Après avoir admonesté ses joueurs et ses cadres – jugés trop passifs et peu leaders – le coach s’en prend cette fois aux employés du club. Une escalade qui en dit long sur son exaspération.
Cette nouvelle salve révèle une guerre de pouvoir larvée ou, à tout le moins, une mauvaise coordination interne qui colle parfaitement à l’ambiance « tout le monde en a marre » qui règne à la Commanderie. Les semaines rallongent, les séances s’enchaînent, les corps craquent (Timber, Nnadi…) et les esprits sont usés. Beye, qui avait promis une régénération physique et mentale après le stage de Marbella, se heurte à des limites qu’il n’avait pas anticipées.
Les erreurs de gestion s’accumulent
Le groupe, encore sérieusement chamboulé durant le mercato hivernal, n’a jamais eu de véritable préparation commune. Les schémas tactiques hybrides peinent à passer, les leaders ne portent plus l’équipe et les « envies d’ailleurs » se font sentir chez plusieurs cadres. Dans ce bourbier général, Beye n’a plus grand-chose à perdre : il bouscule déjà les statuts en misant sur des jeunes et sur Facundo Medina, de retour de suspension, présenté comme le modèle d’engagement à suivre.
À l’approche d’un huis clos total et d’une mise au vert dès jeudi, l’OM joue gros. Si Beye ne parvient pas à inverser la tendance dès dimanche face à Nice, la fin de saison risque d’être encore plus douloureuse que prévu. Le club n’a plus de repères, et la fracture semble désormais totale.