Face à la défaite concédée contre l'Olympique Lyonnais (1-2) au Parc des Princes, Luis Enrique a assumé avec fermeté sa stratégie de rotation massive.
Alors que le Paris Saint-Germain entame un marathon décisif de neuf rencontres en moins d’un mois, le technicien espagnol a justifié la mise sur le banc de cadres tels qu’Ousmane Dembélé, double buteur héroïque à Anfield quelques jours plus tôt, ou encore Marquinhos et Warren Zaïre-Emery.
Pour l’entraîneur parisien, la gestion de la fraîcheur physique de ses « vingt-sept joueurs » est la condition sine qua non pour rester compétitif sur tous les fronts, balayant d’un revers de main les critiques opportunistes liées au résultat brut.
« Si vous ne comprenez pas ça, vous ne comprenez rien. »
« Si vous ne comprenez pas ça, vous ne comprenez rien. Tu dois jouer neuf matchs en vingt-sept joueurs. Qu’est-ce que tu veux faire? Après une défaite, c’est très facile de penser qu’on a raté. C’est la manière dont je pense qu’il faut gérer ça, parce qu’on va chercher à gagner les compétitions. On va voir. »
L’objectif est clair : préparer la double confrontation en demi-finale de la Ligue des Champions contre le Bayern Munich (aller le 28 avril, retour le 6 mai), tout en protégeant une avance fragile en championnat. Malgré ce revers, Luis Enrique refuse de hiérarchiser les objectifs, affirmant que la priorité reste de remporter les deux compétitions majeures. Avec un seul point d’avance sur un RC Lens intraitable, le coach parisien semble même se réjouir de la difficulté imposée par la Ligue 1, prédisant un dénouement haletant jusqu’à l’ultime journée, avec en point d’orgue un choc potentiellement sacré à Bollaert le 13 mai prochain.