
Le Racing Club de Strasbourg a composté son ticket pour les demi-finale de la Ligue Conference en comblant son retard contre Mayence (4-0).
Une situation à renverser pour continuer à rêver : l’enjeu de ce Strasbourg-Mayence était très clair, ce jeudi soir, pour le Racing lors de ce quart de finale retour de Ligue Conference. Le club alsacien avait l’opportunité de se qualifier pour le dernier carré d’une coupe d’Europe pour la première fois de son histoire. Et il a réussi sa mission.
Dans une Meinau survoltée par le contexte du jour, les hommes de Gary O’Neil ont livré une prestation collective remarquable. Les Alsaciens avaient la foi, du cœur et des jambes. Autant d’ingrédients nécessaire pour dessiner les contours de l’exploit face à un adversaire coriace qui avait montré toutes ses forces en Allemagne il y a une semaine.
Après un round d’observation, le Racing a tissé sa toile progressivement pour débloquer la situation avant la demi-heure de jeu. Après une première alerte sublime de Moreira – sans réussite (25e) -, la lumière est venue de Nanasi, à la réception d’un centre précis de Chilwell pour embraser La Meinau (1-0, 26e). Et Strasbourg n’a pas eu à patienter longtemps pour revenir à égalité parfaite sur la double-confrontation.
Strasbourg magistral
Quelques minutes plus tard, Ouattara a fait basculer la soirée dans une autre dimension en plaçant un coup de casque parfait après un nouveau centre signé Enciso (2-0, 35e). Strasbourg, qui avait fait le plus dur, ne devrait pas lever le pied. Les Alsaciens sont restés appliqués et ne se sont pas précipités pour faire la différence.
Le but de la délivrance est intervenu en seconde période par Enciso, qui a troqué son costume de passeur pour celui de finisseur dans un moment d’euphorie après une belle action collective (3-0, 69e). Emegha, qui avait manqué un penalty quelques minutes plus tôt, a parachevé le succès strasbourgeois en inscrivant un 4e but pour sceller la qualification (4-0, 74e). Du travail bien fait pour une équipe de Strasbourg lancée comme un TGV vers un sacre final.