À seulement 18 ans, Ayyoub Bouaddi affiche une maturité déconcertante, tant sur le terrain avec déjà 91 matchs sous les couleurs du LOSC qu'en dehors lors de ses récentes confidences à Téléfoot.
Le milieu de terrain natif de Senlis est conscient des attentes placées en lui et identifie clairement son manque d’efficacité offensive comme son principal axe de progression. S’il brille par sa lecture du jeu et sa propreté technique, il aspire désormais à devenir plus décisif dans les trente derniers mètres, tout en gardant une patience sereine quant à l’arrivée de son premier but professionnel.
Son ambition ne s’arrête pas là, puisqu’il n’écarte pas l’idée de laisser une empreinte indélébile à Lille, évoquant avec humilité la possibilité de voir un jour son visage sur une fresque au domaine de Luchin, à l’image d’une légende comme Eden Hazard.
Une hésitation qui dure
La question de son avenir international reste cependant le sujet le plus brûlant. Courtisé avec insistance par la France et le Maroc, Bouaddi aborde cette double sollicitation comme une richesse plutôt qu’une contrainte. Fidèle à sa ligne de conduite, il refuse toute précipitation, estimant que ce choix crucial doit s’imposer de manière naturelle et spontanée le moment venu.
« Mon avenir en sélection ? C’est très flatteur d’être courtisé par deux sélections (la France et le Maroc). C’est une force d’avoir une double nationalité. C’est un choix important dans une carrière, je ne veux pas me précipiter, ça doit venir naturellement et spontanément. »