À l’occasion de la sortie du numéro 92 de notre magazine, la rédaction de We Love Tennis, soutenue par un collège d’experts, a réalisé le Top 50 des personnes les plus influentes du tennis français.
Et logiquement, nous avons placé le président de la Fédération française de tennis, Gilles Moretton, à la première place de ce classement..
Nous l’avons rencontré fin février pour un entretien réalisé à Roland‐Garros. On a sélectionné un passage mais l’intégralité est à lire dans We Love Tennis Magazine, disponible gratuitement dans notre réseau de 1001 points en France.
Il n’y a pas eu beaucoup de débats sur ta place dans ce classement. Est‐ce que cela te surprend ?
Avant de commenter cette place, je tenais à préciser que cette initiative est intéressante mais risquée, car il existe aussi des personnes qui travaillent dans l’ombre au développement du tennis et qui ne sont pas très connues, en dépit de leur efficacité. Néanmoins, je comprends la démarche ainsi que les critères pris en compte pour établir ce classement. Évidemment, je suis honoré, mais je sais aussi que cette place de numéro 1 est avant tout la reconnaissance de la qualité du travail de mon équipe.
C’est vrai, mais nous avons également cherché à récompenser des profils qui possèdent un ensemble de compétences qui ne se résume pas à leur titre. Ton parcours ainsi que ton arrivée à la présidence de la FFT ont marqué une forme de rupture…
Plutôt que de rupture, je parlerais d’une transformation, d’une nouvelle façon de travailler. C’est sûrement lié à mon passé de joueur de haut niveau, de professionnel de l’événement sportif, mais aussi aux missions bénévoles que j’exerçais en tant que président de la Ligue Auvergne‐Rhône‐ Alpes. Les personnes qui sont venues me chercher pour que je me présente m’avaient expliqué que je cochais toutes les cases.
Il se dit aussi que tu es un peu trop interventionniste…
Je suis en action et c’est vrai que tous les sujets m’intéressent : la politique des clubs, le haut niveau, tout ce qui touche à la pratique. Je challenge constamment les équipes à la tête des projets. Je donne mon avis, mais je n’impose pas ma vision. Je cherche vraiment un consensus et un élan. Le rôle d’un président ne consiste pas seulement à s’occuper du haut de la pyramide. Si on te dit que lorsque tu es arrivé aux manettes, tout était en place et le tennis allait bien, tu es d’accord ? Pas tout à fait, car on se situait en dessous du million de licenciés. Il est vrai que le stade avait été transformé, que l’outil était bien conçu, mais encore fallait‐il en faire un véritable écrin et l’utiliser le mieux possible. C’est comme pour le padel : on ne peut pas nous reprocher de ne pas avoir mis les moyens pour aider la pratique à grandir. Quand on décide de créer un grand événement alors qu’il existe plusieurs circuits professionnels, c’est un vrai pari, qui n’était pas gagné d’avance. Avec Arnaud Di Pasquale, il a fallu convaincre Nasser al‐Khelaïfi le prince Nasser et la Fédération internationale de padel. Nous y sommes parvenus et l’Alpine Paris Major est devenu un événement exceptionnel, parce que le stade est mythique, mais aussi parce que les fans sont au rendez‐vous. Cette vitrine était nécessaire pour accélérer la notoriété de cette discipline en plein boom.
Publié le jeudi 19 mars 2026 à 21:15
