
Destanee Aiava, joueuse australienne ayant atteint la 147e place mondiale, a annoncé la fin de sa carrière à l’issue de la saison, à seulement 25 ans. La joueuse d’origine samoane explique dans un long post Instagram son dégoût du monde du tennis qu’elle qualifie de "raciste, misogyne, homophobe et hostile."
Ecoeurée. Destanee Aiava et le tennis, c’est bientôt fini. Cette joueuse australienne n’a que 25 ans mais sa carrière sur les courts prendra fin à l’issue de la saison 2026. Destanee Aiava l’a annoncé ce week-end dans un post Instagram qui a fait beaucoup de bruit sur le circuit. Car l’Australienne d’origine samoane ne range pas sa raquette en raison d’une blessure mais d’un profond dégoût d’un milieu qu’elle ne supporte plus.
"Comme un petit ami toxique"
Celle dont la carrière n’a jamais véritablement décollé malgré une victoire face à Aryna Sabalenka en 2019, 24 titres sur le circuit ITF (en simple et en double) et un 8e de finale à l’Open d’Australie il y a un an, est tout simplement dégoutée par un monde difficile qu’elle n’était pas préparée à affronter si jeune.
Dans un long message posté sur les réseaux sociaux, Destanee Aiava, ancienne 147e mondiale et actuelle 320e, n’hésite pas à comparer le milieu du tennis à un "un petit ami toxique." Si elle n’oublie pas de lister tout ce que ce sport lui a apporté ("les amis", "les voyages"), elle exprime surtout sa colère, ciblant tous ceux qui lui ont fait du mal: "J’ai envie de dire un énorme 'fuck you' à tous ceux, dans le monde du tennis, qui m’ont un jour fait me sentir inférieure", clame-telle. "Fuck you, à vous qui restez cachés derrière vos écrans sur les réseaux sociaux à commenter mon physique, ma carrière ou tout ce qui vous passe par la tête."
"Fuck you à ce sport qui se cache derrière une prétendue classe "
Et de poursuivre: "Fuck you à ce sport qui se cache derrière une prétendue classe et des valeurs de gentleman. Derrière les tenues blanches et les traditions se cache une culture raciste, misogyne, homophobe et hostile à quiconque sort du moule."
A bientôt 26 ans, Destanee Aiava a le sentiment d’être en retard par rapport aux jeunes de son âge. Désireuse de repartir à zéro, elle aspire désormais à d’autres choses que la compétition et jouer au tennis. "Mon but ultime est de pouvoir me réveiller chaque jour et de me dire que j'aime sincèrement ce que je fais", conclut la jeune Australienne.