Adrian Mannarino tentera de remporter son premier titre depuis 2023 à l'occasion du tournoi de Montpellier. Le Français défiera le tenant du titre Félix Auger-Aliassime avec l'ambition de triompher à domicile pour la première fois. © AFP
Adrian Mannarino va disputer la 16e finale de sa carrière à Montpellier. Pour tenter de décrocher un 6e trophée, le Français de 37 ans devra venir à bout du tenant du titre Félix Auger-Aliassime.
En demi-finales, le joueur de 37 ans a réussi à trouver la clé pour renverser Martin Damm après une entame de match catastrophique (1-6, 6-3, 6-4 en 1h44). En conférence de presse, le 70e mondial est revenu sur sa performance.
« Je suis concentré sur le fait de bien servir »
« Le début a été à sens unique. Il frappait très fort, il jouait très bien, il avait peu de déchets. Je n'avais pas vraiment de solution. Je me suis concentré sur le fait de bien servir. Au deuxième set, j'ai essayé de conserver mon service et peut-être avoir un jeu où il allait un petit peu baisser.
C'est ce qui s'est passé à 4-3, il fait un jeu où il sert moins de premières balles et fait une double faute. C'est la première fois du match où je voyais une petite brèche. J'ai réussi à la saisir tout de suite. Pareil, en début de troisième set, il fait un jeu où il est un peu moins percutant au service et j'ai réussi à bien retourner.
Je suis un petit peu étonné (de disputer une finale) parce que c'est toujours étonnant quand on vient de perdre 4 ou 5 matchs de suite au premier tour, et d'arriver ensuite en finale. Maintenant, mon niveau de jeu n'était pas si mauvais.
« Il y a des fois où on doute, on se pose des questions »
C'est une discussion que j'ai eue avec mon entraîneur au téléphone quand je suis arrivé ici et il m'a dit : "Honnêtement, il ne faut pas que tu te mettes dans le trou plus que ça. Le niveau de jeu, il est très bon à l'entraînement, il n'est pas si mauvais en match.
Il te manque juste peut-être une victoire ou deux pour lancer la machine, prendre un peu confiance parce que c'est souvent ça qui bloque." Il y a des fois où on ose s'engager dans les coups, des fois on n'ose pas, des fois on doute, on se pose des questions.
« Quand tu gardes une rigueur poussée au maximum, c'est dur de tenir dans le temps »
C'est beaucoup dans la tête et la preuve cette semaine. Ce qui est difficile au fur et à mesure des années, c'est de garder la motivation. J'essaie de prendre un peu de recul, de ne pas être forcément aussi sérieux que tous les joueurs.
Quand tu gardes une rigueur poussée au maximum, c'est dur de tenir dans le temps. Les années passent, c'est difficile, le corps récupère moins bien, il est un peu moins performant. De mon côté, j'ai la possibilité de le tenir au maximum en forme.
C'est ce que je fais. Après, le tennis... Plus le temps avance, mieux on joue. À 37 ans, je ne me mets pas trop de barrières sur les années », a assuré Mannarino pour l’Équipe.