
Alors que Carlos Alcaraz continue d'engranger des titres à seulement 22 ans, Toni Nadal, l'oncle et ancien entraîneur de Rafael, a assuré qu'il doit en partie ses succès à la faible concurrence. D'après lui, la densité du circuit masculin est inférieure à celle du début des années 2010. Un avis déjà partagé par plusieurs personnalités du tennis.
Toni Nadal partage l'avis de Jo-Wilfried Tsonga. Au lendemain du sacre de Carlos Alcaraz à l'Open d'Australie après avoir renversé le vétéran serbe Novak Djokovic en quatre sets (2-6, 6-3, 6-4, 7-5), l'oncle de la légende Rafael Nadal a loué les qualités de son jeune compatriote qui affole toutes les statistiques à 22 ans. Tout en remettant une pièce dans la machine d'un débat qui divise le monde du tennis depuis que Carlos Alcaraz et Jannik Sinner dominent leur sport sans partage.
"Alcaraz possède des qualités physiques exceptionnelles, une excellente technique, et en plus de cela, il a de la chance: ses adversaires sont d'un calibre inférieur", a lancé l'entraîneur de tennis de 64 ans à la radio espagnole.
Avant de développer: "Avant, quand on allait jouer contre [Juan Martin] Del Potro, [Andy] Murray ou [Stanislas] Wawrinka, on savait qu'on allait souffrir et que le match serait difficile. S'ils étaient en grande forme, ils pouvaient vous battre."
La passe d'armes commentée entre Tsonga et Mouratoglou
En battant Adam Walton, Yannick Hanfmann, Corentin Moutet, Tommy Paul, Alex de Minaur et Alexander Zverev pour se hisser en finale de l'Open d'Australie, Carlos Alcaraz a-t-il eu un parcours plus simple qu'au début des années 2010? C'est cette question qui a récemment opposé Jo-Wilfried Tsonga et Patrick Mouratoglou, leur valant une jolie passe d'armes par réseaux sociaux interposés.
"Ce que j'aurais aimé voir, c'est Alcaraz gagner Roland-Garros mais en battant Del Potro, Murray, Djokovic, en demie Federer et en finale Nadal. Aujourd'hui, il domine de la tête et des épaules mais ils ne sont que deux", avait avancé l'ancien tennisman dans une interview. Ce à quoi le célèbre entraîneur lui avait répondu: "Je ne pense pas du tout que ces gars dont on parle (Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger-Aliassime) ne soient pas très bons. Ce sont des joueurs énormes (...) Je suis désolé Jo mais je ne suis pas sûr que tu les aurais battus."
Une petite phrase que n'avait pas du tout appréciée Jo-Wilfried Tsonga. "Il faut que tu respectes un minimum le joueur que j'ai été plutôt que de dénigrer en affirmant dans tes commentaires que je n'ai bien joué qu'une seule saison (...) Tu n'es pas le mieux placé pour me reprendre ou me donner des leçons sur le tennis de haut niveau. Non non Patrick, pas d'accord", avait-il rétorqué. Avec la domination d'Alcaraz et Sinner, cet éternel débat a encore de beaux jours devant lui.