La saison 2025 s’achève à peine que les pilotes de F1 sont toujours lancés dans une bataille médiatique avec Mohammed Ben Sulayem, le patron de la Fédération internationale de l'automobile. Une guéguerre sur fond d’insultes lâchées à la radio pendant les courses et de bijoux sur la piste.
Une docu-série Netflix qui cartonne, un suspense haletant tout au long de la saison, un nouveau champion… Sur le papier, la Formule 1 sort d’une fabuleuse année 2025 après le sacre de Lando Norris devant Max Verstappen pour deux petits points lors du GP des Emirats arabes unis dimanche dernier. Mais c’était sans compter la guerre médiatique entre plusieurs stars du paddock et Mohammed ben Sulayem, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA). Agacé par les insultes que peuvent lancer certains pilotes à la radio pendant les courses, le patron de l’instance internationale a relancé le conflit ouvert depuis plus d’un an.
"Concernant les grossièretés, la règle date de 1975. Veut-on vraiment que notre sport soit sale", a dézingué le dirigeant émirati dans un entretien accordé ce mardi à l’AFP. "Les pilotes sont talentueux et intelligents s’ils peuvent contrôler une voiture à 300 km/h, ils peuvent contrôler leurs mots."
"Il n'y aura jamais d'amour entre la FIA et les pilotes"
Sur le point de boucler son premier mandat comme président de la FIA, Mohammed ben Sulayem fait aussi l’objet de critiques pour les modalités du scrutin. Mais si le dirigeant de la FIA reste contesté, il ne veut pas se relâcher auprès des pilotes de F1. Et pour justifier ses positions parfois jugées trop old school, l’Émirati s’appuie sur le règlement. En particulier sur la question des bijoux interdits sur la piste.
"Il n'y aura jamais d'amour entre la FIA et les pilotes", a encore taclé le président de la FIA. "En revanche, il y a de l'équité. Quand nous disons: 'Ne portez pas de bijoux', c'est parce que nous nous soucions de leur vie."
Avant de préciser: "Ce n'est pas ma décision, cette règle existe depuis longtemps."
Des amendes de 5.000 euros pour grossièreté
Frustrés d’écoper d’amende pour les insultes balancées dans le feu de la course, les pilotes ont pourtant bénéficier d’un coup de pouce de la FIA pendant la saison 2025. Courant mai, l’instance a décidé de réduire de moitié le montant des amendes pour grossièreté. Le montant des amendes est ainsi passée de 10.000 à 5.000 euros.
Insuffisant pour totalement régler le conflit débuter en novembre 2024 par les pilotes après le durcissement des règles par Mohammed ben Sulayem. Mais ça, le président de la toute-puissante FIA ne semble pas s’en soucier. A moins d’une défaite surprise lors de l’élection à la tête de l’instance, le dirigeant ne devrait pas transiger avec la politesse.
