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À près de 40 ans et forte d'un palmarès immense, l'Italienne Sara Errani se confie sur son nouveau rôle d'entraîneure auprès de Jasmine Paolini, sa fin de carrière et son rêve secret pour les Jeux de 2028.À l'occasion d'une interview exclusive accordée au quotidien Corriere Romagna, Sara Errani s'est livrée à cœur ouvert sur sa carrière, son nouveau rôle d'entraîneure auprès de sa compatriote Jasmine Paolini et son avenir à deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
« Avoir dix Grands Chelems en double, c'est fou »
« Atteindre déjà le cap des dix tournois du Grand Chelem remportés (en double), je crois que c'est un truc de fou », a d'abord confié l'Italienne.
« Comme j'ai essayé de le faire tout au long de ces vingt et quelques années de carrière, mon objectif a toujours été de donner le maximum chaque jour, de travailler sur le terrain et en dehors, et de chercher à m'améliorer en tant que joueuse et en tant que personne.
Puis, quand j'arrêterai de jouer, je regarderai tout ce que j'ai réussi à accomplir et je ferai les comptes pour voir où je suis parvenue. »
« Je ne vais pas jouer jusqu'à mes 50 ans »
Présente au sein du staff de Jasmine Paolini, qui est également sa partenaire en double, l'Italienne jongle avec motivation entre ces deux casquettes :
« Est-ce que ce second rôle va devenir de plus en plus prédominant ? C'est honnêtement difficile à dire pour l'instant.
Je ne vais pas pouvoir continuer à jouer jusqu'à 50 ans, mais c'est vrai qu'en ce moment, je suis concentrée et heureuse de pouvoir mener les deux de front.
Il y a des journées très fatigantes, mais l'amour pour ce sport est tellement grand que j'aime ça et je m'amuse énormément, que ce soit sur le court ou en pouvant donner un coup de main à Jasmine. »
« Participer aux JO de Los Angeles serait un rêve »
Interrogée enfin sur la perspective de défendre son titre olympique en double décroché à Paris en 2024 lors du rendez-vous californien de 2028, Errani tempère avec lucidité :
« Los Angeles 2028 ? Cela peut représenter une chose magnifique, y arriver serait un rêve, mais il reste encore deux ans et c'est énormément de temps.
À mon âge (elle a fêté ses 39 ans cette année), je ne peux pas me permettre de penser sur le long terme, je préfère me concentrer sur le présent et donner le maximum chaque jour.
S'il y a une chance de pouvoir y participer, je ferai tout mon possible pour y être. »