À 39 ans, Novak Djokovic a une nouvelle fois prouvé qu’il restait l’un des hommes à battre sur le circuit. À Wimbledon, le Serbe s’est notamment offert une bataille mémorable face à Félix Auger‐Aliassime en quarts de finale, s’imposant au terme de 5h14 de jeu (7–6[10], 3–6, 6–3, 6–7[4], 7–6[4]), avant de s’incliner contre Jannik Sinner en demi‐finales.
Sur LinkedIn, l’entraîneur français Patrick Mouratoglou a tenu à répondre à ceux qui estiment que les performances de Djokovic s’expliquent davantage par une baisse du niveau du Top 10 actuel que par les qualités intactes du Serbe.
« Chaque fois que Novak Djokovic bat un joueur du Top 10, je lis le même commentaire : « Le Top 10 n’est plus aussi fort qu’avant. Je ne suis absolument pas d’accord. Les gens semblent oublier qui est Novak Djokovic. C’est le plus grand joueur que notre sport ait jamais connu. Et le plus grand compétiteur. À 39 ans, bien sûr, il n’est plus aussi rapide qu’avant. Ses déplacements ne sont plus les mêmes, son temps de réaction a changé. C’est normal. Mais on ne perd pas son tennis : on perd de la vitesse, mais pas sa compréhension du jeu, son anticipation, sa capacité à prendre des décisions ni sa capacité à performer sous pression. Ces qualités sont toujours là. C’est pourquoi il est encore capable de battre les meilleurs joueurs du monde. Sa victoire en cinq sets contre Félix Auger‐Aliassime à Wimbledon en est un autre exemple. Certains y ont vu la preuve que le Top 10 actuel n’est pas assez fort. J’y ai vu tout autre chose : j’ai vu l’un des plus grands compétiteurs de l’histoire du sport trouver le moyen de remporter un nouveau match d’envergure. C’est ce qu’il a fait tout au long de sa carrière. »
Publié le vendredi 24 juillet 2026 à 17:11
A propos de l’auteur
Baptiste Mulatier
Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est naturellement tourné vers le journalisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa formation, il a collaboré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très particulière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expérience fondatrice, point de départ d’une belle aventure qui se poursuit désormais depuis six ans.
