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Le départ de Didier Deschamps du banc de l’équipe de France, 14 ans après sa nomination en 2012, marque la fin d’une ère.
Champion du monde 1998 en tant que joueur, puis sélectionneur victorieux en 2018, il laisse derrière lui un bilan contrasté.
Benzema, écarté de la sélection pendant près de six ans
Pour certains, son mandat restera celui de la stabilité et des titres majeurs. Mais pour d’autres, comme Johan Micoud, l’empreinte de Deschamps est moins marquante. L’ancien international estime que, malgré la longévité exceptionnelle de son règne, peu d’éléments forts subsistent en mémoire, hormis la victoire en Russie.
Micoud reproche surtout à Deschamps sa gestion de certains cas individuels. Le plus emblématique reste celui de Karim Benzema, écarté de la sélection pendant près de six ans avant un retour surprise à l’Euro 2021. Pour lui, priver l’équipe d’un joueur au sommet de son art a été une erreur majeure. Il cite également la gestion d’Antoine Griezmann, jugée trop discrète, et rappelle que même après le traumatisme de Knysna, Laurent Blanc avait su apporter des ajustements notables.
« Bien sûr qu’il a fait une équipe de la sélection pour moi, et je trouve que c’est une bonne idée. Après, il nous a quand même privé de Karim Benzema pendant six ans par exemple… Et les six ans où il ne vient pas, c’est juste une histoire de tag, donc il nous a privé de lui qui était au sommet de son art… Ensuite, on peut parler d’Antoine Griezmann aussi, qui est passé comme si de rien n’était… . Il y a eu Knysna, et Laurent Blanc a quand même fait deux ou trois trucs, il a réajusté un petit peu… », estime ainsi Johan Micoud.
Ainsi, si Deschamps a incarné une continuité rare dans l’histoire des Bleus, son héritage suscite des débats : entre la reconnaissance pour ses succès et les critiques sur ses choix humains et tactiques.