
La WTA devrait mettre en place une mesure particulièrement historique dès cet été. Comme l'a notamment rapporté Ben Rothenberg, pour Bounces, le circuit féminin compte soumettre les joueuses à des tests génétiques, à travers une mesure visiblement mise en place au 1er juillet. Ces tests, annoncés comme obligatoires, seraient alors nécessaires pour maintenir son éligibilité sur le circuit pour l'ensemble des joueuses.
— Ben Rothenberg (@BenRothenberg) July 19, 2026Breaking news story at Bounces:
Following cultural momentum around anti-trans pushes in sports, the WTA has enacted a new policy that will require *all* players to undergo genetic sex testing in order to continue playing on WTA Tour.
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La transidentité au coeur de cette nouvelle réforme
Cette décision semble trouver sa genèse dans le développement des questions autour de la transidentité, et de son traitement dans le monde du sport. Le tennis semble pourtant bien éloigné de ce sujet, puisque à ce jour le circuit féminin ne fait état d'aucune joueuse transgenre active et que Renée Richards, qui a évolué dans les années 1970 reste la dernière représentante de cette communauté sur le circuit WTA. Si la mise en place de ce genre de tests pose en premier des questions d'ordre éthique, la méthodologie semble elle aussi contestable. Dans son ancien protocole, la WTA avait notamment recours à des tests visant à déterminer le niveau de testostérone. Désormais, l'objectif de ces nouveaux tests génétiques viserait à déterminer la présence ou non du gène SRY, notamment à l'origine de la détermination du sexe masculin.
Pour autant, des exceptions, basées sur des variations rares, pourraient également fausser ces nouveaux tests. Si le test d'une joueuse révèle bien la présence de ce gène SRY, il sera alors de son devoir de fournir des preuves d'un syndrome ou d'un trouble justifiant cette différence vis-à-vis des résultats attendus. Dans un document transmis aux différentes joueuses du circuit, pour les informer de cette nouvelle réforme, la WTA assure agir de manière proactive auprès de toute joueuse s'estimant traumatisée par ces nouveaux tests.
Des sanctions en cas de non-conformité ou de refus
Dans ce même document transmis aux joueuses, la WTA annonce également que des sanctions pourraient être imposées en cas de non-conformité des tests, ou même de refus de s'y soustraire. Les joueuses seraient ainsi invitées à signer un document contenant le message suivant : "Je reconnais que si je refuse de me soumettre au test génétique de détermination du sexe demandé par la WTA ou de participer à un tournoi WTA auquel je ne suis pas admissible, à ma connaissance, en vertu de la présente politique d'admissibilité, la WTA pourra prendre des mesures disciplinaires à mon encontre… Je reconnais et j'accepte également que ces mesures puissent entraîner (entre autres) une période d'inadmissibilité déterminée aux tournois WTA, ce qui pourrait rendre publique la raison de mon inéligibilité ou faire l'objet de spéculations publiques."