66 % des abus graves supprimés et 26 comptes bannis : la WTA durcit le ton. Le nouveau rapport annuel lève le voile sur une lutte acharnée contre les menaces en ligne qui visent les joueuses. 2 min de lecture
Ce jeudi 16 juillet 2026, la WTA et World Tennis (ex-ITF) ont publié leur deuxième rapport annuel sur le cyberharcèlement visant les joueuses.
Des résultats concrets
Grâce au service Threat Matrix du groupe Signify, qui analyse plus de 1,2 million de publications chaque saison dans 57 langues, les instances du tennis ont pu agir concrètement :
- 66 % des contenus jugés « graves » (menaces violentes, racistes, sexuelles) ont été supprimés des plateformes.
- 35 comptes, liés à 12 individus, ont été signalés directement aux forces de l'ordre.
- 89 % des comptes responsables d'abus graves en 2024 n'ont pas récidivé en 2025.
Plusieurs comptes bannis des réseaux sociaux
Le rapport souligne une réalité préoccupante : une minorité d'utilisateurs génère la majorité de la haine. Seulement 9 % des comptes abusifs sont à l'origine de 87 % des messages classés comme « hautement préoccupants ».
La réponse a été ferme : 26 comptes particulièrement actifs sur X et Instagram, responsables à eux seuls de 21 % de l'ensemble des abus détectés, ont été définitivement bannis.
Le poids des paris sportifs
Les parieurs mécontents demeurent la source principale de ces messages En 2025, ils sont responsables de 42 % de l'ensemble des abus détectés et de 59 % des abus classés comme « graves ».
Face à ce constat, la WTA et World Tennis appellent l'industrie des paris à s'impliquer davantage.
« Nous sommes rassurées par les actions de la WTA »
« Le bien-être des joueuses est une priorité absolue », ont déclaré conjointement la WTA et World Tennis.
De son côté, le conseil des joueuses a lui aussi réagi à ces chiffres :
« Bien que cela provienne d'un nombre relativement faible de comptes, l'impact peut être significatif. Il est rassurant de savoir que la WTA et World Tennis prennent cela au sérieux. »