
Lando Norris a écopé de 10 places de pénalité sur la grille de départ de Spa-Francorchamps, pour le Grand Prix de Belgique dimanche, en raison de l'installation d'une quatrième unité de puissance électronique dans son moteur. Une manoeuvre qui dépasse la limite réglementaire.
Le week-end en Belgique n'a même pas encore commencé qu'on sait déjà qu'il sera difficile pour Lando Norris. Alors qu'il avait décroché la quatrième place début juillet au Grand-Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, le pilote britannique va écoper de 10 places de pénalité sur la grille de départ pour avoir remplacé des éléments de son moteur, au-delà du quota autorisé par la réglementation. On parle ici d'une quatrième unité de puissance qui sera montée sur la monoplace du champion du monde en titre, alors que les règles stipulent que la limite se situe à trois changements maximum sur l'année.
L'écurie, troisième au championnat constructeur, avait déjà réalisé trois remplacements. La première fois au GP de Chine mi-mars, dû à un problème qui l'avait empêché de prendre part à la course de dimanche. Au Japon, à la fin du même mois, le deuxième moteur monté a dû être retiré après des soucis en essais libres. Cette dernière a pu être réparée avant de devenir définitivement inutilisable après de nouveaux problèmes en FP2 à Monaco. Une troisième unité a donc été utilisée à Suzuka et a, depuis, tenu jusqu'à Silverstone. Mais McLaren a finalement pris la décision de le remplacer car Mercedes a depuis introduit des correctifs en matière de fiabilité. Une mise à jour donc nécessaire pour rester compétitif.
Un circuit propice aux dépassements
McLaren a expliqué avoir fait le choix d'installer ce quatrième boîtier électronique de contrôle dès le GP de Belgique car le circuit de Spa-Francorchamps est la boucle où les dépassements sont plus facilement réalisables par rapport aux courses suivantes à Hungaroring (GP de Hongrie), avant la trêve, et Zandvoort (GP des Pays-Bas), à la rentrée.
L'écurie de Zak Brown devra réussir à garder cette dernière unité de puissance durant les 13 prochains Grands Prix, sans prendre en compte une évolution du calendrier liée à la guerre au Moyen-Orient, qui a vu annuler les courses à Bahreïn et en Arabie saoudite. Si jamais ce nouvel élément du moteur se casse de nouveau, le remplacement de cette pièce coûtera cinq places de pénalité sur la grille et non plus dix.