
Le Brésil est sorti par la petite porte, mais la CBF ne veut pas tout reconstruire dans l’urgence.
Le Brésil a vécu un nouveau traumatisme mondial après son élimination contre la Norvège (2-1), en huitième de finale de la Coupe du monde 2026. Carlo Ancelotti, Neymar, Vinicius Junior et la Seleção quittent la compétition avant les quarts, un échec majeur pour une nation qui attend un titre mondial depuis 2002 et qui restera donc au moins 28 ans sans trophée en Coupe du monde.
Le Brésil maintient Carlo Ancelotti
Malgré la violence du revers, la Fédération brésilienne de football a choisi de maintenir Carlo Ancelotti à son poste. Rodrigo Caetano, coordinateur de la sélection, a confirmé la volonté de poursuivre le travail avec l’entraîneur italien jusqu’à la Coupe du monde 2030, avec des ajustements mais sans rupture brutale. Une décision forte, alors que la pression populaire s’annonce immense.
Le bilan sportif est pourtant terrible. Ancelotti devient le premier sélectionneur du Brésil depuis Sebastião Lazaroni à ne pas conduire la Seleção en quart de finale d’une Coupe du monde. Au-delà du résultat, c’est surtout le contenu qui interroge. Face à la Norvège, le Brésil a proposé un football restrictif, pauvre, presque affligeant pour une sélection historiquement associée au talent, à la prise de risque et à la créativité.
Une confiance qui ressemble à un pari
La CBF veut croire que les 38 jours passés avec le groupe ont montré un engagement réel et une base de travail pour l’avenir. Mais défendre Ancelotti après une telle sortie revient à prendre un pari risqué. Le Brésil ne manque pas seulement d’un résultat : il semble avoir perdu une partie de son identité.
Désormais, Ancelotti devra reconstruire plus qu’une équipe. Il devra convaincre que son projet peut rendre à la Seleção une ambition, un jeu et une âme. Pour un pays qui vit le Mondial comme une obligation de grandeur, le temps de la patience sera forcément limité.