Le feuilleton Julián Álvarez vient de faire exploser le baromètre du mercato espagnol en l’espace de quelques heures.
Alors que Florentino Pérez savoure sa réélection à la présidence du Real Madrid, l’annonce officielle de cette offre pharaonique de 150 millions d’euros a déclenché un séisme médiatique à Madrid et à Barcelone, mêlant stratégies électorales, clashs en interne et diplomatie de coulisses.
Pour beaucoup d’observateurs, la publication par le Real Madrid d’un communiqué officiel annonçant le refus d’une offre s’apparente à un écran de fumée. Sortant de deux saisons blanches dramatiques pour la Casa Blanca, Pérez se devait de matérialiser sa promesse électorale de poser 150 M€ sur un crack de niveau mondial.
Il n’y a jamais eu d’offre formelle envoyée par écrit dans les bureaux de l’Atlético. Il s’est agi d’un coup de fil ultra-bref où le Real a tâté le terrain. Enrique Cerezo, le président de l’Atlético, a immédiatement coupé court aux discussions avec un cinglant « Julián n’est pas en vente ». Une fin de non-recevoir logique pour un joueur verrouillé par une clause libératoire astronomique de 500 millions d’euros.
Le point de rupture avec Diego Simeone
Au-delà du jeu politique de Pérez, la véritable information réside dans la fracture totale entre Julián Álvarez et son entraîneur Diego Simeone. Selon Joseba Larrañaga (Cadena COPE), l’attaquant argentin considère que le style de jeu ultra-défensif et rigoureux de l’Atléti s’oppose désormais à son propre développement technique.
L’Araignée a pris sa décision : son avenir s’écrira loin du Civitas Metropolitano.
Le FC Barcelone en position de force tranquille
Le grand perdant de l’histoire ne sera peut-être pas celui que l’on croit. Si Pérez a tenté de s’immiscer dans le dossier, c’était aussi et surtout pour faire grimper les enchères et plomber les finances du rival barcelonais. Mais le plan semble avoir échoué :
L’attaquant de l’Albiceleste s’était déjà mis d’accord avec les dirigeants catalans sur la base d’un transfert à 150 M€. Le Barça n’ayant proposé que 100 M€ échelonnés, l’Atlético avait bloqué l’opération, ouvrant la brèche à Pérez.
José Álvarez (El Chiringuito) révèle que Julián Álvarez a directement contacté un haut dirigeant du FC Barcelone juste après le communiqué du Real Madrid pour le rassurer avec des mots très clairs : « Je n’ai pas négocié avec le Real Madrid et je n’ai aucune intention de le faire. Je veux jouer au Barça. »