L'équipe de France se rassure avant le Mondial ! Portés par un triplé retentissant de Michael Olise, les Bleus s'imposent 3-1 contre l'Irlande du Nord à Lille. Une victoire précieuse pour la dernière de Didier Deschamps sur le sol français.
Le stade Pierre-Mauroy a offert des adieux victorieux à Didier Deschamps. Pour sa toute dernière sortie sur le sol français en tant que sélectionneur, l’équipe de France a rassuré son monde en dominant l’Irlande du Nord (3-1) ce lundi soir. Après la déconvenue inattendue vécue face à la Côte d’Ivoire, les Bleus avaient cruellement besoin de certitudes avant de s’envoler pour la Coupe du monde aux États-Unis, où le Sénégal les attend le 16 juin. Si la prestation d’ensemble fut parfois inégale, le contrat est rempli grâce à un homme providentiel qui a illuminé la soirée nordiste de tout son talent.
Michael Olise avait le vent en poupe
En l’absence de Rayan Cherki au coup d’envoi, les clés de l’animation offensive ont été confiées à Michael Olise. L’ailier du Bayern Munich, fort d’une saison éblouissante en club, a endossé le costume de patron avec une insolente réussite. C’est d’abord lui qui a débloqué ce match piège juste avant la pause (43e). Faisant preuve d’un flair de vieux briscard, il s’est retrouvé à point nommé au second poteau pour reprendre victorieusement une frappe déviée d’Ousmane Dembélé. Une ouverture du score opportune qui a récompensé la domination tricolore.
Le second acte fut celui de son sacre définitif. Olise a d’abord fait le break d’un tir en force, profitant d’un ballon mal repoussé suite à un centre de Malo Gusto. Mais les largesses défensives françaises ont failli tout gâcher. À la 64e minute, une perte de balle au milieu et une intervention manquée de Dayot Upamecano ont permis à Patrick Kelly de réduire l’écart. Le spectre d’un relâchement, comme celui observé à la Beaujoire, a brièvement parcouru les travées lilloises. Heureusement, Olise a définitivement éteint l’incendie à la 75e d’un geste « Robbenesque » : course rentrante depuis la droite, feintes chaloupées et frappe du gauche dans le petit filet. Un triplé retentissant qui lui a valu une ovation monumentale à sa sortie (82e).
La disette des autres cadres offensifs
Si Olise a marché sur l’eau, ses compères de l’attaque ont singulièrement manqué de justesse. Omniprésent mais maladroit, Kylian Mbappé court toujours après le record absolu d’Olivier Giroud. Le capitaine a pourtant multiplié les tentatives (9e, 57e, 74e), pêchant systématiquement dans le dernier geste. À ses côtés, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé a traversé la rencontre comme une ombre, visiblement émoussé par son triomphe en finale de la Ligue des champions. Les autres Tricolores n’ont pas fait mieux, à l’image des tentatives infructueuses de Doué (9e), Rabiot (18e), Tchouaméni (21e) ou encore Lacroix (53e).
Ce manque d’efficacité globale n’a heureusement pas porté à conséquence. Au coup de sifflet final, la satisfaction prédominait largement. Voyager vers le continent américain avec un succès redonne des couleurs et de la sérénité à un groupe qui se cherchait. Il faut désormais espérer que Kylian Mbappé et les siens ont sciemment réservé leur réussite face au but pour les joutes décisives du Mondial. La page française de l’ère Deschamps se tourne sur une note positive ; l’heure est venue de conquérir l’Amérique.