Absente du circuit pendant près de sept mois, Loïs Boisson a vécu un retour à la compétition difficile avec une élimination dès le premier tour du tournoi de Madrid. À moins de trois semaines de Roland-Garros, elle s'apprête à disputer le tournoi de Rome avec une confiance toujours "mitigée", de son propre aveu.
Loïs Boisson va–t-elle retrouver son niveau du printemps 2025, qui l'avait mené jusque dans le dernier carré de Roland-Garros? Absente du circuit pendant près de sept mois, la N°1 française et 43e mondiale, Loïs Boisson, dispute à Rome (5-17 mai) son deuxième tournoi depuis son retour avec un peu plus de certitudes qu'à Madrid.
En Espagne, elle a été balayée par l'Américaine Peyton Stearns dès son entrée en lice (6-1, 6-3). De quoi se rendre compte du chemin qu'il lui reste à parcourir avant de retrouver son niveau. "On a fait le choix d'y aller. Mais honnêtement, on y est allé sans vraiment savoir comment ça allait se passer", a confié la Française ce lundi 4 mai en zone mixte. "Je n'avais pas pu faire d'entraînement à 100% avant. Généralement, quand on va en tournoi, on s'entraîne un peu plus avant. J'y suis allée parce que j'avais besoin de retourner sur le circuit. Mais je n'étais pas forcément prête."
"Dur d'avoir vécu ça l'année dernière et d'arriver cette année dans des conditions complètement différentes"
Près d'un an après son magnifique parcours à Roland-Garros (défaite en demi-finale contre Coco Gauff), le compte à rebours est désormais lancé. Le Grand Chelem parisien (24 mai-7 juin) débute dans trois semaines.
"Je ne vais pas mentir, c'est un peu mitigé en ce moment dans ma tête, dans le sens où je n'ai qu'une envie, c'est d'être sur les courts, jouer", a détaillé Loïs Boisson. "Je sais qu'en fait, quand ce moment-là va arriver, presque tout sera OK pour moi, je sais que j'ai le niveau, je sais que je peux faire de belles choses, mais c'est mitigé dans le sens où je sens que c'est encore compliqué. Et c'est un peu dur d'avoir vécu ça l'année dernière et d'arriver cette année dans des conditions complètement différentes, pas dans le bon sens. Après, je sais que c'est une question de temps et qu'un jour ou l'autre, tout se passera bien, mais c'est sûr que j'aurais préféré que ça ne se passe pas comme ça."
