Le PSG retrouve le Bayern Munich en demi-finales de Ligue des champions après un 4-3 de folie en Allemagne. Quatrième opposition en deux saisons, avec une revanche dans l'air.
Le Bayern Munich. Encore. Le tirage n’a pas eu besoin de se réunir pour écrire ce scénario : c’est le terrain qui en a décidé, au terme d’une soirée délirante à l’Allianz Arena. Les Bavarois ont renversé le Real Madrid 4-3, après s’être déjà imposés 2-1 à Bernabeu. Deux clubs, quatre matchs en deux saisons, une rivalité qui ne demande plus à être fabriquée. Elle est là, dense, chargée d’histoire récente, et elle va reprendre dès le 28 avril au Parc des Princes.
PSG – Bayern : une rivalité qui ne finit pas de s’écrire
Pour comprendre ce que représente cette affiche, il faut revenir aux chiffres. Le Bayern mène 2 victoires à 1 dans ce face-à-face express. En phase de ligue de cette saison, les Munichois l’avaient emporté 2-1. L’année précédente, déjà en Ligue des champions, un 1-0 leur avait suffi. Seule éclaircie côté parisien : la Coupe du monde des clubs, en juillet dernier, où le PSG avait renversé la tendance sur le score de 2-0. Un succès qui compte, mais qui n’efface pas les deux défaites européennes. Le Bayern arrive donc en demi-finales avec un ascendant psychologique réel, et une mécanique offensive que le Real Madrid, pourtant habitué à souffrir et à survivre, n’a pas réussi à endiguer ce mercredi.
Du côté bavarois, Dayot Upamecano a rapidement mesuré la nature du défi qui attend son équipe. Le défenseur central, interrogé sur Canal+, n’a pas cherché à minimiser : « Franchement, ça va pas être un match facile. Ils ont une très bonne équipe, avec un superbe coach et ça joue au football. On sait à quoi s’attendre. » Avant d’ajouter, sur une note plus personnelle : « Ça va être incroyable de retrouver Ousmane. Tous les gens d’Évreux vont être présents. Va falloir bien se préparer. » Upamecano et Dembélé, deux Français, deux compères en sélection, qui se retrouvent face à face au printemps européen. La dimension humaine de cette demi-finale n’est pas la moindre de ses attractions.
Le PSG, lui, arrive dans ce duel avec une sérénité affichée et des arguments concrets. Qualifiés pour la troisième année consécutive parmi les quatre meilleures équipes d’Europe, les hommes de Luis Enrique ont produit mardi une démonstration à Anfield qui a fait taire les derniers sceptiques : 2-0 sur la pelouse de Liverpool, 4-0 au total, avec un Ousmane Dembélé décisif sur la scène qu’il affectionne le plus. Le club de la capitale n’est plus en quête de légitimité. Il est en quête de finale. Et pour y parvenir, il faudra régler une dette collective : battre le Bayern en Ligue des champions pour la première fois depuis que cette rivalité a resurgi.
Le Parc des Princes accueillera le match aller le 28 avril, avant le retour à Munich le 6 mai. Deux soirées pour trancher un dossier qui couve depuis deux ans. Le PSG a le trophée, le momentum, et une équipe capable de tout. Le Bayern a l’expérience, la confiance d’un 4-3 de gala face au Real, et des comptes à régler depuis juillet dernier. Comme on se retrouve.