
Malgré un succès au Metropolitano (2-1), le FC Barcelone n'a pas réussi à refaire son retard contre l'Atlético de Madrid et s'arrête au stade des quarts de finale de la Ligue des champions.
Régulièrement présenté comme l’un des grands favoris à un sacre final en Ligue des champions, le Barça était au bord du gouffre au moment d’aborder sa seconde manche contre l’Atlético de Madrid, ce mardi soir, au Metropolitano. Douché à l’aller il y a une semaine, dans un premier round qu’ils avaient terminé à dix après l’expulsion de Pau Cubarsi (0-2), les Blaugrana étaient contraints de réaliser un exploit en terres madrilènes. Il n’a pas eu lieu.
Comme en Coupe du Roi, le match aller aura été fatal au club catalan dans cette double-confrontation. L’opposition de styles a encore eu lieu lors de cette seconde manche, avec des Blaugrana pro-actifs et dominateurs territorialement face à des Colchoneros rugueux, parfois arc-boutés sur leur but, mais extrêmement efficaces dans les deux surfaces.
On attendait évidemment Lamine Yamal pour allumer la lumière. Le prodige barcelonais a planté le décor au bout de 4 petites minutes de jeu, en remportant son duel avec Musso d’un plat du pied parfait (0-1, 4e). Plus globalement, l’ailier a été un véritable poison pour la défense de l’Atlético, multipliant les rushs sur son côté tout en distillant de précieuses ouvertures. Le talent du virtuose a permis au Barça d’entretenir une illusion, mais il n’a pas suffi à renverser la situation.
Le Barça y a cru
Les Blaugrana ont pourtant réalisé le début de match parfait puisqu’après Yamal, Ferran Torres, préféré à Lewandowski, a doublé la mise d’un tir croisé parfait (0-2, 24e). Une euphorie douchée rapidement par des Colchoneros résilients. Recrue phare du dernier mercato, Lookman a tout relancé en réduisant le score dans la foulée sur un alignement encore trop haut des Barcelonais (1-2, 31e).
La pression s’est accentuée à mesure que le temps filait. Bousculés, poussés dans leurs retranchements, Antoine Griezmann est ses coéquipiers ont mis les ingrédients pour résister aux assauts barcelonais et conserver leur avance globale jusqu’au coup de sifflet final, terminant même en supériorité numérique, une nouvelle fois, après l’expulsion d’Eric Garcia en tant que dernier défenseur (80e). Cette équipe du Barça reste une attraction, mais elle a les défauts de ses qualités, et elle ne progresse pas dessus. Sa défense trop poreuse est rédhibitoire à ce niveau. Pour l’Atlético, c’est une petite renaissance. Alors qu’Antoine Griezmann vit son crépuscule dans un club dont il est une légende, la formation de Diego Simeone se hisse à nouveau dans le dernier carré après avoir éliminé l’écurie qui l’avait rejeté. Quelle que soit l’issue du dernier chapitre, l’histoire restera magnifique.