
Alors que le pape Léon XIV est attendu à Madrid au mois de juin, l’un des organisateurs a raconté que le pilote Aston Martin, Fernando Alonso, star de la F1 et double champion du monde, avait été proposé au Vatican pour piloter la papamobile de Benoît XVI lors d’une visite de l'ancien pape en Espagne en 2011.
Eté 2011: Fernando Alonso pointe à la 3e place au classement du championnat du monde de Formule 1. Celui qui est alors au volant d’une Ferrari est au sommet même si ses deux titres de champion du monde remontent à 2005 et 2006. Cet été-là, donc, l’Espagne, son pays, accueille la Journée mondiale de la jeunesse, un événement énorme réunissant plus d’un million de catholiques. Et le pape Benoît XVI. Pour cette visite exceptionnelle, les autorités espagnoles ont une idée originale. Ils suggèrent au Vatican que Fernando Alonso, alors âgé de 30 ans, soit le pilote de la papamobile, le véhicule qui transporte le souverain pontife à chaque déplacement.
Une policier plutôt qu'une star de F1
Réaction des services d’ordre: "Ils étaient outrés. Ils nous ont dit: 'Absolument pas!', a raconté Yago de la Cierva, coordinateur du voyage du pape Leon XIV à Madrid en juin prochain lors d’une conférence de presse. "J’ai dit: 'Je pense qu’il sait conduire, je ne pense pas que le pape coure le moindre danger.'"
Totalement opposé à l’idée de voir la star de F1 au volant de la papamobile, les services d’ordres du Vatican lui ont préféré un officier de la police nationale, sans doute moins rapide mais davantage habitué à ce type de rassemblement de masse. Cela n’avait pas empêché l’actuel pilote Aston Martin, à la peine cette saison (zéro point au classement), d’accompagner Benoît XVI lors de son séjour en Espagne.