Interrogé par nos confrères de L’Équipe après le très joli parcours d’Arthur Fils sur le Masters 1000 de Miami et sa lourde défaite en demi‐finales contre Jiri Lehecka, Fabrice Santoro a tenu à insister sur la manière dont le Français a géré son énergie, qu’elle soit physique ou émotionnelle.
« C’est un pari risqué de consommer beaucoup d’essence quand tu ne sais pas si tu es à 10 ou 100 km de l’arrivée. Dans un match de foot, tu peux faire monter la sauce à dix minutes du coup de sifflet final. En tennis, hormis dans le tie‐break du dernier set, c’est plus dangereux. La notion d’horloge est souvent oubliée alors qu’elle est capitale dans notre sport », a expliqué Fabrice avant de généraliser davantage sur la nouvelle relation qui s’est récemment installée entre le joueur, son clan et le public.
« J’observe une dérive du sport spectacle, où les joueurs, leur box et le public sont de plus en plus démonstratifs. Je ne sais pas de ces trois entités qui entraîne qui, mais on est loin des clans poker face à la Roger Federer… »
Publié le samedi 28 mars 2026 à 15:30
