
Selon The Guardian, Roland-Garros va devenir le premier tournoi du Grand Chelem à offrir aux joueurs une part des revenus du tournoi. Il s'agit là d'une avancée significative dans le différend qui oppose les Majeurs aux joueurs et joueuses concernant le prize money.
Une première victoire pour les joueurs et joueuses de tennis. Alors que les meilleurs mondiaux ont fait entendre encore plus fort leur fronde contre la répartition du prize money en limitant leur apparition face à la presse, à Roland-Garros et à Wimbledon, le tournoi parisien va devenir le premier des quatre Grand Chelems à partager ses revenus avec les joueurs et joueuses.
D'après les informations du Guardian, les responsables de Roland-Garros ont fait cette proposition au représentant des joueurs, Larry Scott, lors d’entretiens à Wimbledon il y a quinze jours. Un accord doit encore être conclu, mais le média précise bien que "la volonté de Roland-Garros de s'engager dans un modèle de partage des revenus pour déterminer le prize money constitue une avancée majeure et le distingue des trois autres tournois du Grand Chelem".
Si le conflit qui oppose les joueurs et joueuses aux quatre tournois du Grand Chelem dure depuis maintenant plus d'un an, les tensions sont reparties de plus belle au printemps dernier après l'annonce officielle du prize money du Grand Chelem parisien. Un communiqué, signé par une vingtaine de stars des deux circuits et notamment par les numéros un mondiaux Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, a été publié début mai. Certains, dont la Biélorusse, avaient même laissé planer la menace d'un boycott.
Pression sur l'US Open
Concrètement, ils réclament de percevoir 22% des revenus des quatre tournois phares du tennis mondial, qui réalisent le plus de recettes, contre environ 15% actuellement. À titre de comparaison, environ 22% des revenus sont redistribués aux joueurs et joueuses sur les Masters 1000/WTA 1000. Si les Grand Chelems augmentent leur prize money d'année en année, cette augmentation est jugée trop basse en comparaison à celle de leurs revenus.
Ils demandent également une meilleure prise en compte de leur bien-être, à travers les assurances en cas de blessure et de problème de santé, le plan de retraite, les congés maternité ou encore les ressources en santé mentale. Et, donc, souhaitent que les tournois du Grand Chelem contribuent au programme d'aide sociale déjà pris en charge par l'ATP et la WTA en y injectant de l'argent tiré de leurs revenus. Enfin, ils demandent une véritable place dans la gouvernance des Grand Chelems, notamment dans les prises de décision.
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Après cette décision inédite de Roland-Garros, tous les yeux vont désormais être tournés vers l'US Open, dernier Grand Chelem de l'année et dont la tenue le mois prochain (30 août-13 septembre) coïncide avec l'arrivée d'un nouveau directeur général de la Fédération américaine de tennis (USTA), Craig Tiley. Plusieurs joueurs, dont le numéro 1 mondial Jannik Sinner, ont menacé de ne pas participer au double mixte qui précède le tournoi de simple si des progrès significatifs ne sont pas réalisés.
LP