
La conférence de presse de Didier Deschamps avant France - Maroc ne s'est pas terminée dans la sérénité.
À la veille du quart de finale entre la France et le Maroc, Didier Deschamps s’est retrouvé au cœur d’un échange tendu avec plusieurs journalistes marocains. Si la conférence de presse s’était déroulée dans une ambiance relativement calme, les dernières minutes ont été nettement plus animées, entre une question insistante sur la demi-finale de 2022 et des protestations de la presse marocaine, frustrée de ne pas avoir obtenu davantage de temps de parole.
La question sur le penalty de 2022 relance le débat
L’un des premiers moments de tension est venu lorsqu’un journaliste marocain a demandé au sélectionneur français si, avec le recul, le contact entre Théo Hernandez et Sofiane Boufal lors de la demi-finale du Mondial 2022 méritait un penalty. Didier Deschamps a choisi une réponse mesurée, tout en laissant entendre qu’il souhaitait rapidement tourner la page.
« Dans tous les matchs, il y a des situations qui peuvent porter à discussion. Ça dépend de quel côté vous vous placez… Oui, ça peut se siffler, mais l’arbitre ne l’a pas pensé. Ce qui s’est passé, on ne peut pas le changer. On espère qu’il y ait le moins d’erreurs possibles des deux côtés demain », a répondu le sélectionneur tricolore, avant d’insister sur le fait qu’il ne voyait aucune idée de revanche dans cette nouvelle confrontation.
Une fin de conférence sous tension
La véritable crispation est intervenue au moment où Didier Deschamps a annoncé la fin de la conférence. Plusieurs journalistes marocains se sont alors levés pour protester, estimant ne pas avoir eu la possibilité de poser leurs questions. « Si vous êtes 50 à lever la main, je ne vais pas répondre à 50 questions. J’ai un entraînement à préparer, d’autres obligations… », a rétorqué le technicien français.
Lorsqu’un journaliste lui a lancé : « On vous respecte, mais il faut répondre », Deschamps a conclu avec calme : « Moi aussi je vous respecte. » Une dernière question a finalement été accordée avant que chacun ne quitte la salle. Une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, où les avis restent partagés entre ceux qui jugent la frustration des journalistes légitime et ceux qui estiment que le patron des Bleus n’avait rien à se reprocher.