Pour la première fois depuis 2016, il y aura un Bleu en quarts de finale de Wimbledon. En fait, c’est un peu plus compliqué que cela…
Arthur Féry est incontestablement devenu le chouchou de Wimbledon. Après son succès épique face à Grigor Dimitrov, le Franco-britannique reviendra sur le Centre Court mercredi pour affronter Flavio Cobolli, reléguant Taylor Fritz et le vainqueur du match entre Alexander Zverev et Jiri Lehecka sur le court numéro 1. Une preuve supplémentaire d’adoption.
>>> DIRECT. Wimbledon 2026: Jannik Sinner lance les quarts de finale du Grand Chelem londonien.
La maison familiale se situe à cinq minutes de Wimbledon
Un peu à l’image de Valentin Vacherot, Arthur Féry est Français. Il est né il y a bientôt 24 ans à la maternité de Sèvres. Son père est le président du FC Lorient et un homme d’affaires reconnu outre-Manche et sa maman – Olivia Gravereaux – a été une ancienne joueuse, classée première série.

Mais comme les affaires du paternel l’ont amené à Londres, Arthur Féry a effectué toutes ses classes en Angleterre. La maison familiale se situant à cinq minutes du All England Club, son destin était tracé. En 2019, il atteint le troisième tour du tournoi juniors de Wimbledon sous la bannière britannique. À partir du moment où il bénéficie des aides de la LTA – la fédération britannique -, il n’y a guère de discussion.
Féry: "Je suis content que les Français soient heureux de ma victoire"
Lundi soir, dans la grande salle de conférence de presse, les journalistes français n’ont eu droit qu’à deux questions dans la langue de Molière. La première était dirigée sur sa situation assez particulière. Et Arthur Féry n’a pu réprimer un petit sourire. "Je suis content que les Français soient heureux de ma victoire. Moi, je me sens très Anglais et c’est le cas depuis un moment mais c’est clair que j’ai beaucoup d’accroches avec la France. Moi, ça me rend heureux que les Français me considèrent comme Français".
Entraîné par un coach néerlandais, Arthur Féry, qui ne mesure que 1,75 m, s’exprime merveilleusement sur gazon. Il est capable d’accélérer des deux côtés et son slice de revers est une pure merveille. Et le garçon ne compte pas s’arrêter-là. En début d’année, à l’Open d’Australie, il avait collé trois sets à Flavio Cobolli, son adversaire en quarts de finale. "Mais j’étais malade", a précisé l’Italien. Arthur Féry est un garçon accrocheur. Zizou Bergs a mené 4-1 au 5e set avant de craquer. Quant à Grigor Dimitrov, il a mené deux manches à une et servi à 4-3. Et le Bulgare n’avait plus que ses yeux pour pleurer sous le regard dévasté de Roger Federer.

Actuel 114e mondial, Arthur Féry sera au pire 63e lundi. Sa vie a déjà changé. Il aura accès à tous les tableaux de Masters 1000.