
Alors qu'il défiera Novak Djokovic sur le Centre Court de Wimbledon vendredi, Arthur Rinderknech n'est pas allé en reconnaissance sur le gazon londonien. En 2025, le Français avait pu découvrir ce court mythique avant d'y affronter Sascha Zverev.
Opposé vendredi (14h30) au troisième tour de Wimbledon à Novak Djokovic sur le Centre Court, Arthur Rinderknech n’aura pas besoin, cette fois, d’une reconnaissance.
Quand il évoque son exploit de l’an dernier face à Sascha Zverev – sur deux jours –, Arthur Rinderknech semble habité. Fouler le gazon du Centre Court, c’est une expérience inouïe. Incomparable. C’est un court mythique sur lequel les entraînements sont interdits.
Mais pour les néophytes, il y a une petite faveur 'concédée' par les organisateurs. "Quand c'est ton premier match sur le central de Wimbledon dans ta carrière, le tournoi t'emmène la veille de ton match visiter, t'expliquer où est-ce que tu te retrouves, quel chemin tu empruntes, comment ça se passe", se souvient Arthur Rinderknech. "J'avais eu la chance de faire cette petite visite avec un représentant de Wimbledon qui fait ça à merveille et qui t'explique les choses."
"C'était quelque chose"
Le Français revoit cette reconnaissance unique. "L’officiel te laisse faire quelques pas sur le Central pour un peu apprivoiser le truc. Il n'y a pas de filet, tu peux aller te situer au niveau de ta chaise, du changement de côté, faire quelque pas en fond de court, surtout pas trop rentrer dans le terrain, éviter les lignes. Mais ça m'avait fait du bien aussi l'an dernier de pouvoir faire ça, et puis c'était une expérience exceptionnelle. C'était quelque chose." Le Breton croit comprendre la démarche des Anglais. "J'imagine qu'ils le font pour espérer que l'outsider, entre guillemets, que nous sommes, ne soit pas submergé et qu’il n’y ait pas un 'one-way' (NDLR: un match à sens unique)."
"Tu entends les papillons qui volent"
En 2025, Arthur Rinderknech avait vécu la plus belle émotion de sa carrière face à Zverev, alors 3e mondial. "C’est quelque chose, il faut le vivre. Quand tu rentres sur le central de Wimbledon et puis que tu attaques le premier point et qu'il n'y a plus un bruit, pour le coup ce n’est pas le Chatrier à Roland-Garros, c'est pas le Arthur Ashe à New York où il y a souvent quand même un gros brouhaha ambiant. Là, d'un coup d'un seul, tu entends les papillons qui volent quoi, donc ça fait quand même quelque chose et là que tu fais rebondir ta balle et que tu es prêt à servir pour ton premier point du match, ça fait quelque chose. Après le bruit de pétards que t'as sur le court est assez fabuleux et cette ambiance… Le public anglais supporte énormément, mais il est très respectueux. Il sait très bien encourager sans dépasser. Donc ça fait plein de sensations très spéciales, mais qui sont exceptionnelles."
Vendredi, à 13h30 local time, le défi sera plus grand face à un garçon qui a soulevé sept fois le trophée…