
L'Olympique de Marseille est entrée dans une nouvelle ère qui sera incarnée par un visage bien connu dans le paysage de la Ligue 1.
Habitué à animer le marché des transferts, l’Olympique de Marseille fait table rase. Cela tombe bien, le club phocéen doit redorer son blason après une saison ratée dans les grandes largeurs, et il ne restera plus aucun protagoniste de ce film à la fin en eau de boudin, si ce n’est le propriétaire Frank McCourt, contraint de remettre la main à la poche.
Après son prédécesseur Roberto De Zerbi, l’ancien président Pablo Longoria et le directeur du football Mehdi Benatia, Habib Beye a été sorti du casting. Et on ne peut pas dire que la direction se soit attardée sur son nom dans le générique de fin. L’OM a fait un communiqué des plus lapidaires pour acter le départ du technicien sénégalais. « L’Olympique de Marseille annonce mettre fin à sa collaboration avec Habib Beye. Le Club remercie Habib Beye et lui adresse ses meilleurs vœux pour la suite de sa carrière. » Pas un mot de plus.
La communication est à l’image du bilan, elle frôle le néant. Habib Beye n’aura rempli aucun des deux objectifs de sa direction, la qualification pour la très lucrative Ligue des champions et une victoire en Coupe de France pour mettre fin à une disette de trophée. Et maintenant ?
Une nouvelle ère pour l’OM
Dans les tuyaux depuis presque un mois, la signature de Bruno Genesio est finalisée. Après deux ans à Lille, le technicien français a paraphé un bail de deux saisons à Marseille. Un virage à 180 degrés pour une figure respectée du football français. Que l’on ne s’y trompe pas, Bruno Genesio ne manque pas de caractère. Mais sa communication sera évidemment plus sobre que les mises en scène permanentes de Roberto De Zerbi ou Habib Beye.
De prime abord, le mariage était difficile à imaginer, mais Marseille a peut-être besoin de cette figure-là à ce stade de l’histoire. La symbiose entre l’entraîneur, le directeur sportif Grégory Lorenzi et le président Stéphane Richard sera une clé pour la réussite du projet. Le manque à gagner d’une absence en Ligue des champions a fait entrer le club dans une ère d’austérité. Quand on n’a pas de pétrole, on peut avoir des idées. Il en faudra, pour éteindre un volcan en pleine éruption depuis des mois.