À quelques heures de l'affrontement décisif entre l'Algérie et l'Autriche au Mondial 2026, l'ombre du "match de la honte" de Gijón en 1982 plane inévitablement sur les discussions.
Avec une configuration de groupe où un match nul pourrait potentiellement arranger les deux sélections — l’Autriche assurant sa deuxième place et les Fennecs un ticket parmi les meilleurs troisièmes —, la crainte d’un scénario sans prise de risque est évoquée par plusieurs observateurs.
Présent en conférence de presse à la veille de la rencontre, le sélectionneur national Vladimir Petković a tenu à désamorcer fermement toute idée d’arrangement ou de jeu minimaliste. Pour le technicien helveto-bosnien, les Verts fouleront la pelouse du Arrowhead Stadium avec une seule idée en tête : gagner.
Face aux journalistes, Petković a affiché une ligne directrice claire, basée sur l’ambition de jeu et le mérite sportif, balayant d’un revers de main les calculs d’épicier :
« Nous devons compter sur nous-mêmes et remporter cette rencontre contre l’Autriche pour éviter tout calcul. Nous voulons jouer notre match sans penser à l’Espagne. Nous donnerons le maximum pour battre l’Autriche. Demain, nous devrons entrer sur le terrain avec l’ambition de marquer et de gagner. »
Une montée en puissance à confirmer
Après une entame manquée face à l’Argentine, la victoire face à la Jordanie (2-1) a redonné de l’allant au groupe. Le sélectionneur compte capitaliser sur cette dynamique pour franchir l’obstacle autrichien avec la manière :
« Je veux que les joueurs confirment les progrès affichés jusqu’à présent. Nous avons réalisé deux bons matchs et cette rencontre arrive au bon moment. L’équipe est prête », a martelé le coach. Conscient de la densité du tournoi, Petković refuse de fixer des limites à ses hommes : « Nous voulons aller le plus loin possible dans cette compétition. Il y a des équipes très fortes sur le papier, mais dans ce tournoi, tout est possible. »
Le message est passé au vestiaire. L’Algérie ne cherchera pas à subir ou à négocier un point de survie, mais tentera de s’offrir une qualification éclatante et historique, 44 ans après le traumatisme espagnol.