
Ousmane Dembélé a marqué, mais son cas continue d’interroger chez les Bleus. Bixente Lizarazu pointe un ressort bien précis.
Ousmane Dembélé a peut-être lancé sa Coupe du monde contre l’Irak, avec un but et une passe décisive lors du succès de l’équipe de France (3-0). Mais pour Bixente Lizarazu, ce réveil ne règle pas encore tout. Dans sa chronique publiée ce vendredi dans L’Équipe, l’ancien latéral des Bleus estime que le Parisien doit encore franchir un cap majeur en sélection, malgré son statut désormais immense en club.
Dembélé en équipe de France, le blocage pointé par Lizarazu
Le champion du monde 1998 résume le dossier par une formule forte : « Il faut sauver le soldat Dembélé ! ». Une manière de rappeler que le Ballon d’Or, brillant avec le PSG, n’a pas encore laissé une trace profonde sous le maillot national. Lizarazu souligne notamment un paradoxe saisissant : Dembélé a explosé à Paris, où son replacement par Luis Enrique lui a permis de changer de dimension, mais ses chiffres avec les Bleus restent très loin de son potentiel.
Le constat est même sévère. Selon Lizarazu, son bilan en sélection reste « famélique » au regard de son talent. Son but contre l’Irak n’était que son premier en vingt apparitions dans un tournoi majeur. À 29 ans, avec 61 sélections, 8 buts et 6 passes décisives, Dembélé reste encore à la recherche de ce grand moment fondateur avec la France, malgré son titre mondial en 2018.
Lizarazu attend un déclic mental de Dembélé
Pour l’ancien champion du monde, le problème n’est pas seulement tactique. Certes, son retour à droite impose de retrouver certains automatismes d’ailier, après une tentative moins convaincante dans l’axe contre le Sénégal. Certes, l’aspect physique compte aussi, puisque Dembélé a peu enchaîné cette saison. Mais Lizarazu insiste surtout sur un point : « C’est d’abord un déclic mental » qu’il doit trouver.
Le chroniqueur rappelle aussi que Kylian Mbappé et Didier Deschamps semblent déterminés à le mettre dans les meilleures conditions. Le capitaine des Bleus sait qu’une grande France aura besoin d’un « grand Ousmane », tandis que le sélectionneur continue de lui offrir confiance et liberté. Reste désormais à savoir comment Dembélé va recevoir ces remarques : positivement, comme un appel à se libérer, ou négativement, comme une pression supplémentaire ? Réponse dès ce soir face à la Norvège. S’il joue.