
Les têtes d'affiche du tennis mondial ont décidé de limiter à un quart d'heure leurs conférences de presse de la première semaine de Wimbledon pour protester contre une répartition qu'elles jugent inégale des revenus.
Amplifiant un mouvement lancé à Roland-Garros, les têtes d'affiche du tennis mondial ont décidé de limiter à un quart d'heure leurs conférences de presse de la première semaine de Wimbledon (29 juin-12 juillet) pour protester contre une répartition qu'elles jugent inégale des revenus.
Dans un communiqué transmis ce mercredi aux médias, des représentants de ces joueurs et joueuses expliquent que ces 15 minutes maximum qu'ils consacreront à leurs obligations médiatiques correspondent à la part des revenus qui leur revient actuellement (un peu moins de 15%). A Roland-Garros, leur action n'avait porté que sur les conférences d'avant-tournoi, lors des "Media Days".
Des dotations à un niveau record
"A la suite de consultations approfondies avec les joueurs et les joueuses des deux circuits (ATP et WTA, NDLR), leurs représentants ont écrit à la direction de Wimbledon pour l'informer de l'action envisagée, tout en saluant l'augmentation de 20% du montant des dotations financières par rapport à la précédente édition du tournoi", écrivent-ils. Pour l'édition 2026 de Wimbledon, qui démarre le 29 juin, l'enveloppe atteint un niveau record de 64,2 millions de livres sterling (74,4 millions d'euros) contre 53,5 millions l'an dernier.
Il s'agit "de loin de la plus forte augmentation annuelle de l'histoire" du tournoi, ont avancé la semaine dernière les organisateurs du tournoi. Dans leur lettre, les joueurs rappellent avoir suggéré l'été dernier que la dotation globale soit portée pour cette année à 71 millions de livres (82 millions d'euros).
A Roland-Garros, une vingtaine de joueurs, dont la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, la Polonaise Iga Swiatek, quatre fois titrée sur la terre battue parisienne, ou encore l'Américain Taylor Fritz, avaient appliqué le mot d'ordre. "Vous savez combien on vous respecte. Ce n'est pas contre vous, on essaie juste de se battre pour un pourcentage plus équitable", avait expliqué Sabalenka aux journalistes.