Depuis plus d’un an, Marat Safin accompagne Andrey Rublev au quotidien et pointe un frein plus profond que la technique : le mental. L’ancien numéro un mondial explique pourquoi le Russe doit se « reprogrammer » pour franchir un cap. 2 min de lecture
Depuis plus d'un an, Marat Safin accompagne Andrey Rublev dans son travail quotidien.
L'ancien numéro un mondial a rejoint l'entourage du joueur russe à une période particulièrement délicate de sa carrière, alors que celui-ci traversait des difficultés aussi bien sur le court qu'en dehors.
Si certains progrès ont été observés dans sa gestion des émotions, le 13e joueur mondial continue de lutter contre certains blocages psychologiques qui freinent son potentiel.
« On joue tel qu'on est »
Invité du « BestTennisPodcast », Marat Safin a livré une analyse de la situation de son protégé.
« Votre style de jeu est une manifestation de votre caractère. On joue tel qu’on est. Andrey est un type électrisant. Il a beaucoup d’énergie, mais il ne sait pas où la canaliser. Il se disperse dans toutes les directions. La façon dont tu vois le tennis est la façon dont tu vois la vie.
Nous ne parlons pas d’améliorer le coup droit, le revers ou de modifier les aspects techniques. Ça ne marche pas comme ça. Nous entrons dans une dimension psychologique, beaucoup plus nuancée. C’est là que se trouvent les détails qui font la différence. »
« Soit vous êtes une victime, soit vous êtes l’architecte de votre destinée »
Pour l'ancien champion russe, les plus grands écarts entre les très bons joueurs et les champions capables de remporter les plus grands titres se situent souvent dans ces aspects invisibles.
Safin estime que modifier ces mécanismes est particulièrement complexe, car ils sont profondément ancrés dans la personnalité d'un individu.
« Il est très difficile de changer ces détails car la personne a déjà évolué au fil du temps. Nous devons nous reprogrammer complètement. Brise les anciens schémas et libère complètement ton espace intérieur.
Andrey manque de confiance en lui. Il doit avoir confiance en ce qui dépend de lui. Soit vous êtes une victime, soit vous êtes l’architecte de votre propre destinée. Il n’y a pas de troisième option. »