Face aux nombreuses blessures et absences sur le circuit, John Lloyd estime que le calendrier du tennis doit évoluer. L’ancien champion propose notamment de déplacer l’Open d’Australie au mois de mars. 2 min de lecture
Le débat sur le calendrier du tennis continue de prendre de l’ampleur.
Après plusieurs joueurs, c’est désormais John Lloyd, ancien joueur britannique et finaliste de l'Open d'Australie 1977, qui a alerté sur le rythme imposé aux membres du circuit.
« L’Open d’Australie devrait se jouer en mars »
John Lloyd estime que le calendrier actuel laisse trop peu de temps aux joueurs pour récupérer après la saison précédente et préparer correctement leur année.
« Les choses vont empirer. Dans un monde idéal, ce qui n’arrivera probablement jamais, l’Open d’Australie devrait se jouer en mars. Mais cela n’arrivera pas.
La meilleure solution serait au moins que les Grands Chelems se jouent en deux sets gagnants comme les autres tournois.
Ce ne sont pas seulement les exigences physiques des matchs en Grand Chelem, même si elles sont extrêmes. À mon avis, la clé, c’est la préparation. C’est là que le corps souffre le plus. »
« Le tennis est l’un des sports les plus exigeants »
« Le tennis est l’un des sports les plus exigeants qui existent. Il y a une pause à la fin de l’année, mais elle dure en réalité six semaines maximum. Beaucoup de gens pensent que c’est long, mais ce n’est pas vraiment le cas.
Il faut environ deux semaines pour se recharger, et même après cela, on manque encore un peu de rythme. Ensuite, il faut déjà commencer à se préparer pour un Grand Chelem, avec la possibilité de jouer sept matchs de quatre heures.
Vous terminez ce tournoi, vous avez une semaine de repos, puis vous enchaînez avec Indian Wells et Miami. Après ça, il faut déjà penser à Roland-Garros et Wimbledon. »
« Ils vont finir par s’épuiser »
John Lloyd a également comparé le tennis actuel avec celui de son époque.
Selon lui, l’évolution physique des joueurs rend les matchs au meilleur des cinq sets encore plus difficiles aujourd’hui.
« Au meilleur des cinq sets, la condition physique de ces joueurs aujourd’hui… À mon époque, un match en cinq sets n’était pas comparable à ce qu’ils font maintenant.
En termes d’efforts physiques, un match en cinq sets aujourd’hui ressemble presque à un match en trois sets de mon époque.
Ce sont des athlètes incroyables, et je le dis dans le bon sens du terme. Mais ils vont finir par s’épuiser, et cela arrivera de plus en plus souvent. »