Souvenez‐vous du débat (ou plutôt du clash) entre Jo‐Wilfried Tsonga et Patrick Mouratoglou.
« Désolé Jo, mais je ne pense pas que tu aurais battu régulièrement Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger‐Aliassime. Dire qu’Alcaraz et Sinner dominent autant car leurs adversaires sont plus faibles que ceux de Federer, Nadal et Djokovic leur enlève le crédit qu’ils méritent », avait affirmé Mouratoglou, en réaction à une sortie de Tsonga qui comparait le niveau des adversaires de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner avec ceux de Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic à l’époque du Big 3.
Lors d’une interview accordée à Univers Tennis, Fabrice Santoro est plutôt allé dans le sens de Tsonga, malgré l’évolution des méthodes de préparation et d’entraînement.
« Le plus gros changement est physique aujourd’hui. Je trouve que les méthodes d’entraînement physique sont bien plus performantes que par le passé et j’intègre la récupération, tout ce qui est kiné, les moyens aujourd’hui mis à disposition des joueurs, notamment sur les tournois, sont bien meilleurs que par le passé. Donc, à partir du moment où l’on récupère mieux, c’est qu’on peut s’entraîner plus. En début de jeu, en fait, quand j’ai commencé, moi, à la fin des années 80 et début des années 90, le staff d’un joueur, c’était son entraîneur de tennis. Quelques privilégiés avaient un kiné, mais c’était rare. Aujourd’hui, les meilleurs ont plusieurs conseillers. Il y a le tennis, il y a le physique, il y a le kiné, il y a le diététicien… Chaque joueur représente sa propre PME. Le tennis m’impressionne énormément. Même si j’ai quand même l’impression qu’aujourd’hui, il y a des joueurs membres du top 10 qui n’auraient pas été aussi bien classés il y a quelques années, avec des joueurs comme Berdych, Ferrer, Davydenko, Tsonga, entre autres »
Publié le mercredi 17 juin 2026 à 17:24
