À quatre jours de l'entrée en lice au Mondial, Ousmane Dembélé a vanté Zidane, ouvrant un débat que Didier Deschamps cherchait à étouffer.
Drôle de manière de lancer la dernière danse commune. Alors que Didier Deschamps multiplie les barrages depuis des mois pour éloigner le sujet de sa succession, Ousmane Dembélé vient de rallumer la mèche dans les colonnes de Marca. Son message ne laisse aucune place au doute.
Dembélé déroule le tapis rouge à Zidane
Dans un entretien accordé au quotidien madrilène, le Ballon d’Or 2025 n’a pas pris de pincettes pour évoquer le possible successeur du sélectionneur. « C’est le plus grand, une véritable icône du football français », a lâché l’attaquant du Paris Saint-Germain au sujet de Zinédine Zidane. Et il est allé plus loin : « J’espère qu’on pourra l’accueillir un jour sur le banc de l’équipe de France. C’est un gagneur né. »
Le problème n’est pas le contenu, déjà largement consensuel dans le football français, mais le moment choisi. Depuis qu’il a officialisé début 2025 que le Mondial 2026 serait sa dernière compétition, Deschamps refuse systématiquement de prononcer le nom de son probable successeur. « Ce qui se passe après ne me concerne pas », « il y a une échéance, le Mondial » : le sélectionneur ferme la porte à chaque conférence de presse.
Une petite épine, pas un caillou
Le geste n’a rien d’un crime de lèse-majesté. Dembélé a multiplié les marques de respect envers Deschamps ces dernières semaines, et Zidane reste un sujet ouvert que Philippe Diallo a presque officialisé en interne. Mais la phrase tombera mal, juste avant le coup d’envoi américain. Deschamps voulait du silence. Il aura du bruit.