
Lauréat de Roland-Garros ce dimanche, Alexander Zverev a mis fin ce lundi à un entretien à L'Équipe, qui l'interrogeait sur les affaires de violences conjugales qui l'entourent.
Une ombre plane sur la victoire d'Alexander Zverev. Vainqueur de Roland-Garros ce dimanche, son premier sacre dans un tournoi du Grand Chelem, l'Allemand de 29 ans traîne derrière lui des accusations de violences conjugales, de quoi embarrasser une bonne partie du monde du tennis. Au lendemain de son titre ce lundi, Zverev a stoppé un entretien à L'Equipe, qui l'interrogeait sur le sujet.
"D'abord plutôt chaleureuse et enjouée, la discussion a ensuite tourné court", a rapporté le journaliste concerné. Bavard sur l'aspect sportif et son parcours pour en arriver jusqu'ici, Zverev s'est "immédiatement refermé" sur les questions qui fâchent. "Entre regards noirs et remarques acides, son entourage, présent dans le véhicule, n'a pas du tout apprécié notre démarche."
"Vous savez qu'il a été prouvé que les accusations étaient fausses? C'est la deuxième fois que vous me posez une question là-dessus", a pesté Zverev, qui a battu Flavio Cobolli en cinq sets ce dimanche. "J'ai fait tout ce que j'ai pu et mon innocence a été prouvée." Avant de lancer: "Je pense qu'on devrait arrêter, c'est mieux."
Zverev avait accepté un règlement pour mettre fin au procès
En octobre 2023, Alexander Zverev avait été condamné en première instance à une amende de 450.000 euros pour violences conjugales. "Il est reproché à l'accusé d'avoir, en mai 2020 à Berlin, maltraité physiquement une femme dans le cadre d'une dispute et d'avoir porté atteinte à sa santé". L'Allemand a toujours nié les faits, dans une affaire concernant Brenda Patea, son ancienne compagne.
En juin 2024, Alexander Zverev avait trouvé un accord avec Brenda Patea, mettant fin à son procès en appel. L'Allemand a réglé environ 200.000 euros de frais de justice dont 150.000 pour les pouvoirs publics et 50.000 euros pour des associations caritatives. Un montant auquel s'est ajouté une somme versée à la plaignante. "Alexander Zverev a accepté ce règlement par l'intermédiaire de son avocat simplement pour raccourcir la procédure - notamment dans l'intérêt de leur enfant", indiquaient à l'époque les avocats du joueur. "Alexander Zverev est toujours considéré comme innocent."
En 2021, Olga Sharypova, une autre ex-petite amie de l’Allemand, avait témoigné sur les réseaux sociaux de violences subies, semblables à ce qu’avait pu décrire Brenda Patea, affirmant que Zverev avait "essayé de l’étouffer avec un oreiller, de lui cogner la tête contre le mur et de lui tordre les bras". La jeune femme n'a toutefois jamais saisi la justice.